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Notre retour par les USA

Posté le :16/04/2011

L’attente fut longue en Colombie et agrémentée de nombreux contretemps de dernière minute pour faire partir le container et Goliath pour sa nouvelle destination : Sète et la France ! .Deux contrôles anti-drogue dont un le dernier jour avec un berger allemand qui nous laissera des touffes de poils dans tout le camping-car ! Mais ça y est le grand jour est arrivé : Destination : Fort Lauderdale juste à côté de MIAMI. Les enfants sont très excités à l’idée de découvrir ce continent très souvent vu dans les films et autre séries TV… Le retour à la civilisation est proche.

Nous arrivons sans encombre à l’aéroport et commençons une longue file d’attente (la compagnie nous avait prévenu au moins 3 h avant le départ). Comme toutes les compagnies Low-Cost les bagages sont pesés scrupuleusement et soumis à supplément, en cas de surcharge. Et devinez quoi ? Nous n’avons pas failli à la règle. Il faut dire que nos moyens pour peser nos bagages avait été plus que rudimentaires puisque nous avions emprunté un pèse personne à aiguille au frère de la patronne de l’hôtel Bella Vista. Mais le constat est lourd, nous sommes à 25 kg au lieu de 18 ! On nous réclame plus de 40 dollars et nos sacs à dos sont déjà bien remplis. Alors sans nous dégonfler nous ouvrons notre unique valise (et oui elles sont payantes) et déballons nos affaires à même le sol sous les yeux ébahis des voyageurs…. Blousons autour de la taille, sweat shirt,, etc ; etc ; il fait quand même une chaleur étouffante dans l’aéroport mais à Baltimore seulement 10°C…. il fallait prévoir ! Bref nous arrivons à rétablir un poids acceptable et nous dirigeons vers la douane, immigration et bien sûr nous avons droit à déballer tous nos sacs !!! Les contrôles sont incessants et nous recommencerons l’opération jusqu’à la porte d’embarquement ! Nous voilà enfin dans l’avion et le cœur serré nous quittons ce continent.


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L’arrivée se fera comme une lettre à la poste et nous avons une forte agréable première impression des USA, personnel en nombre, pratiquement pas d’attente et tampons sur les passeports avec emprunte en moins d’une minute ! Mais l’aventure ne fait que commencer….

Nous avions réservé sur internet une voiture de location chez HERTZ pour le lendemain matin. Afin de nous en assurer, nous décidons d’y faire un petit tour de reconnaissance et bien nous en a pris…. Après une bonne demi-heure d’attente et les enfants chahutant dans l’aéroport, nous apprenons qu’il faut impérativement le permis de conduire français pour louer une voiture aux USA et bien sûr nous n’avons que le permis international !. La responsable est désolée mais ne peut rien faire c’est la loi ! Nous décidons de faire le tour des autres loueurs : même refrain ; la majorité  n’a d’ailleurs plus de voiture disponible pour le lendemain. L’inquiétude nous gagne mais épuisés nous rejoignons notre Motel. Nous écrivons à SUPER MAMIE thérèse (83 ans quand même !) sur son IPAD pour lui demander un exploit : retrouver au moins un des deux permis de conduire et nous le scanner à l’aide de notre fidèle et dévouée amie Fred qui nous aura sortie de bien des tracas ! Et miracle elle a réussie. Merci le décalage horaire ! Nous n’avons plus qu’à trouver une imprimerie et une plastifieuse et le tour est joué. Vive les moyens de communication !

Nous voilà partis à l’assaut de cet immense pays et sans tarder nous filons sur MIAMI et les keys. Nous ne serons pas déçus c’est comme dans les films ! Luxe, gloire, beauté, extravagance ….

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L'I Pad 2 vient juste de sortir : difficile de l'ignorer !

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On gare son yacht devant sa maison comme on gare sa voiture dans son allée.

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La police montée ne fait pas semblant !

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Les keys sont beaucoup plus reposantes et nous y passerons notre deuxième nuit ….. dans la voiture, enfin presque Enzo et Fred sur le ponton puis dans un catamaran obicat !. En effet l’hotel le moins cher est à 100 dollars et notre budget est plus que jamais restreint. Après tout l’aventure c’est l’aventure.

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Afin de les récompenser, les enfants auront droit à leurs premiers DONUTS au petit déjeuner ; Evan a particulièrement apprécié !

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Nous avons toujours autant de plaisir à admirer la nature et les ponts qui enjambent chaque île sont immenses !

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Nous profiterons également des plages de la Floride (Fort Lauderdale, West Palm Beach, Fort Pierce, Daytona Beach, Cocoa Beach…)


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Nous avons choisi la chaine Motel 6 bon marché et très confortable.

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Bien entendu nous ferons un petit tour au Mc Donald’s pour les enfants qui sont absolument allucinés de voir que les boissons sont à volonté, il y a même des boissons énergisantes : Powerade !

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Aux Etats Unis tout est grand, les places de parking, les autoroutes (gratuites, ça nous change de la Colombie !),

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Limousines,

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Tous les camping-cars  (le mot n’est pas très adapté comparativement aux nôtres) et leur voiture tractée ! Un vrai sentiment de liberté nous accompagne.

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Nous visiterons Jacksonville,

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Savannah,

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et Richmond

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Enfin Washington DC : fascinant.

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la Maison Blanche…

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Malgré le froid et la pluie, toutes les rues sont arborées de cerisiers en fleurs,

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Nous visiterons le musée de l’air et de l’espace,

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le musée indien,

 

 


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le capitole,

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Le monument Jefferson

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L'obélisque

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Les camions de pompiers comme dans nos reves de gosses.

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Notre dernier jour est arrivé très vite, une semaine c’est trop court , nous n’avons eu qu’un petit aperçu de cette immense nation mais c’est avec une très forte envie d’y retourner pour y séjourner plus longtemps.

Nous rendons la voiture de location à l’heure en fin de matinée mais nous voilà à attendre un long moment dans l’aéroport car notre avion est à 17H…. 

Nous nous installons sur un banc avec tous nos bagages comme vous pouvez imaginer une famille avec trois enfants. Afin de passer le temps nous faisons des aller-retours au tableau d’affichage afin de connaitre notre porte d’embarquement. C’est au tour de Fred quand un policier a la bonne idée de venir me parler ….  Il parle beaucoup trop vite pour moi dans un premier temps et je crois comprendre qu’il s’agit des enfants…. Ok nous sommes étalés dans l’aéroport avec sandwich, chips et bagages mais nous ne faisons rien de mal ….  Il m’explique plus doucement qu’il voudrait m’emprunter les enfants afin de faire une expérience avec un jeune chien en cours de dressage qui n’a jamais été confronté aux enfants. Je suis un peu inquiète mais nous nous prêtons volontiers au jeu après avoir pris la peine de poster un garde policier devant nos bagages ! Et le spectacle peut commencer !

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Le chien obéit au doigt et à l’œil et ne prête absolument aucune attention aux enfants, qui s’agitent et dansent autour de lui.

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Très vite nous faisons l’animation dans l’aéroport. Nous nous amusons comme des fous à le regarder faire ses exercices. Enzo et Matis auront même le droit d'endosser la tenue de combat pour les chiens d'attaque !

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 C’est à ce moment que Fred revient de son petit tour et me lance un regard paniqué en nous voyant entouré de policiers avec des chiens et les bagages sous bonne garde. Il ne faut pas oublier que nous venons de Colombie et l’angoisse que quelqu’un nous place de la drogue en cachette nous a souvent effleuré l’esprit. Je le rassure très vite et le chef des maitre-chiens nous remercie chaleureusement : les enfants ont même droit à 1 dollar chacun ! C’est l’Amérique !  

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C'est l'heure de l'embarquement,

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Notre voyage se terminera dans le calme avec un fort gout d’inachevé puisque nous n’avons pu malheureusement suivre notre périple jusqu’au bout qui prévoyait l’Amérique Centrale, le Mexique et les USA avec Goliath car à court de budget. En effet, nous n’aurons finalement pas pu louer notre maison comme prévu au départ. Nous avons toutefois conscience d’avoir vécu une grande, belle et riche aventure familiale qui nous laissera des souvenirs indélébiles.

 

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Chicago by night

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Notre escale à Munich,

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La chaine des alpes,

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Et enfin la Cote d'Azur

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A l’heure du bilan, nous avons eu un véritable coup de cœur pour l’Argentine : ses paysages à couper le souffle, ses immensités sauvages où les animaux sont chez eux, libres, et où nous ne sommes que des invités.

Notre deuxième coup de cœur sera pour le Pérou et ses ruines Inca, plus particulièrement Cuzco. Ce peuple chaleureux qui a su garder un véritable esprit communautaire aurait beaucoup à nous apprendre. Ils ont su garder leur tradition, transmettre leur héritage culturel (Seul je ne peux rien, ensemble on peut tout), ce qui ne les empêche pas d’être totalement ouverts aux autres quels qu’ils soient (étrangers, voyageurs, touristes…).

Notre plus gros regret est de ne pas être allé dans la jungle amazonienne mais avec trois enfants ce n’était pas évident.

Le voyage n’est pas un long fleuve tranquille. Nous prenons le temps de vivre mais les jours défilent à toute allure malgré tout. Il faut dire que le CNED  est une grosse contrainte en voyage surtout à partir du collège car il est demandé un véritable travail de fonds de la part de l’élève et aussi des parents, ce qui écourte considérablement les journées et met parfois les nerfs à vif….

Ces 7 mois auraient largement pu être doublés rien que pour l’Amérique du Sud tant il y a à découvrir. Le premier jour dans un lieu inconnu est toujours un peu déstabilisant et ce n’est qu’au bout de quelques temps que l’on s’en empreigne vraiment. Il est très important de prendre le temps si on veut voir autrement qu’un simple  touriste. Je terminerai par une citation de Proust adaptée : un voyage de découverte ne consiste pas à voir de nouveaux paysages  mais à revenir avec de nouveaux yeux. L’avenir nous le dira….

LA COLOMBIE : PAYS TANT REDOUTE

Posté le :22/03/2011

Nous traversons la frontière sans problème et nous battrons des records concernant les passeports d’entrée en Colombie. Par contre pour Goliath ce sera un peu plus long et nous aurons droit aux recommandations des policiers : Ne pas circuler la nuit et toujours stationner dans un endroit sécurisé. Le temps gris et pluvieux s’améliore et c’est avec une petite appréhension que nous nous dirigeons vers Pasto. Mais nous sommes immédiatement séduits par ce pays tant redouté des touristes. La police et l’armée sont présentes partout et la population est chaleureuse. Par contre ils ont un accent et un débit ultra rapide qui nous donne beaucoup de difficultés de compréhension. Les enfants son ébahis devant les Tren de Canas qui mesurent plusieurs mètres de long, les champs de caféiers.

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L’économie colombienne repose sur ses exportations de café, d’huile de fleurs, de bananes, de charbon, d’émeraudes et d’or en quantités infimes.

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A partir de 1964, les partis politiques, en dehors des conservateurs et des libéraux, n'ayant plus accès à la représentation parlementaire, s'organisent en guérilla, ELN, M 19, FARC…Afin de financer leur armée, les FARC qui comptaient jusqu'à 18000 hommes kidnappent, pillent les villages miniers, attaquent les banques et se lancent dans la production et le trafic de drogue.

Depuis l'élection d'Alvaro Uribe à la présidence de la République en 2002, fini le dialogue, place à la chasse sans merci aux guérilleros. Aujourd'hui, les grandes routes nationales, autrefois zones de danger, sont sécurisées par des milliers de militaires et de policiers.

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Il en va de même pour les villes dans leur grande majorité. Si depuis une vingtaine d'années, la Colombie est devenue le premier producteur de cocaïne, les principaux producteurs de feuilles de coca sont la Bolivie et le Pérou. L'essentiel du marché de la drogue est géré par des "cartels", même si leurs principaux chefs ont été arrêtés en 1995. Loin d'être des organisations en marge de la société, les cartels sont intégrés dans la société colombienne. Pour parfaire leur popularité, ils réalisent de véritables opérations sociales dans les quartiers défavorisés ; constructions d'écoles, d'hôpitaux, de logements, etc. Du coup, les narcotrafiquants y trouvent une main d'œuvre bon marché prête à kidnapper ou à tuer. Ces jeunes qui se prennent pour des "Rambo", sèment la terreur dans les quartiers peu surveillés par la police. Ces dernières années, la guerre totale contre le trafic de drogue ordonnée par le Président Uribe a coûté la vie à près de 4000 Colombiens, parmi lesquels on compte des hommes politiques, des magistrats, des journalistes et plus de 3000 policiers et militaires. Malgré les apparences, le 1er facteur de violence en Colombie est, comme dans les pays occidentaux, la délinquance. Dans les grandes agglomérations, (comme dans la plus part de celles du nord de l'Amérique du sud), la population  se barricade jour et nuit derrière des grilles et ferment les portes des voitures lorsqu'ils roulent la nuit. 

Nous passerons notre première nuit en Colombie sur le parking d’une station-service en plein cœur de Pasto. Notre petit tour au super marché, nous fera prendre conscience du niveau de vie de ce pays. En effet la Colombie est moderne et développée

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La panaméricaine qui nous conduit vers Cali s’élève abruptement pour franchir la cordillère centrale. Un brouillard épais et glacé enveloppe le col durant presque toute l’année. La route oblique dans la vallée fertile du Rio Cauca, dont les plantations de riz, de sucre et de coton apporte une manne appréciable à Cali, troisième ville du pays. Cette ville évoque pour nous les Cartels de la drogue qui blanchissent souvent l’argent dans la construction immobilière. Mais depuis le milieu des années 90 leur influence c’est beaucoup réduite précipitant la ville sur la pente descendante. Malgré cela nous serons accueillis sur le parking de Mac do où nous passerons une nuit tranquille.  

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Nous arriverons à notre prochaine étape Medellin, de nuit car un accident entre un poids lourd et une voiture nous fera perdre plusieurs heures. En effet sur cette route sinueuse et étroite les voiture et camion double sans visibilité malgré les recommandations des panneaux.

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La réputation de Medellin, capitale de la province de Antioquia et deuxième ville du pays a fait bien des efforts pour corriger son image de centre mondial de la drogue, de la terreur et du kidnapping. Nous profitons du faible trafic pour faire un repérage du centre-ville. Mais l’inquiétude nous gagne rapidement car les rues sont désertes et nous donne l’impression d’un couvre-feu. Nous trouverons refuge dans une station Texaco gardée. Après quelques minutes, un groupe de motards en Harley frappe à notre porte pour nous poser une salve de questions sur Goliath. Il faut dire que les touristes ne sont pas nombreux en Colombie et c’est souvent pour la première fois qu’ils voient un véhicule comme le nôtre. Ils appelleront même le patron de la station afin que l’on puisse y rester. La ville ne présente pas grand intérêt en matière d’architecture coloniale car elle est relativement récente mais son métro aérien et les oeuvres du maitre Botero valent le détour. Le mauvais temps ne nous laissera que peu de temps pour la visite et les photos.  

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La ligne de méto construite par un français !


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En Colombie très peu de station-service possèdent un robinet d’eau en libre-service et c’est dans une laverie automobile que nous trouverons notre bonheur. Nous apprenons à la TV que les poids lourds bloquent les routes de Bogota. Nous déciderons donc d’en faire l’impasse d’autant plus que les péages en Colombie sont nombreux et très chers : 100 dollars US de la frontière à Carthagène. Les routes ne sont pourtant pas des autoroutes et sont bien souvent défoncées. Nous devons traverser de nombreux cols et nous apprenons à nos dépens que les distances se mesurent en temps et non pas en kilomètres.

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Nous traversons des prairies où des vaches laitières paissent tranquillement, ce qui permet de donner du travail à la population locale, le lait étant transporté à  laiterie à dos de mule !

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Nous passerons une nuit à 2700 m d’altitude sous la bonne garde des militaires qui y resteront la nuit exceptionnellement pour nous protéger. Cette population est décidemment charmante et a vraiment un vrai sens de l’accueil. Ils nous répètent tous qu’ils veulent que l’on garde un bon souvenir de leur pays.

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La misère est très visible dans cette région et nous serre le coeur...

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Cependant de nombreuses maisons sont très vivement décorées et toujours très fleuries.

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Sur le bord des routes on peut laver son véhicule pour une modeste somme et les poids lourds y sont nombreux car c'est la voie principale de circulation du pays depuis les ports principaux du pays.

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L'artisanat typique colombien et ses fameux chapeaux en cana de flecha....

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Les écolières en costume...

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Notre envie de chaleur et de plage nous poussera jusqu’à Carthagène de Indias, joyau de la côté Caraibe. En effet, la vieille ville fortifiée est un authentique musée à ciel ouvert classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Il suffit d’arpenter ses rues pour voir ressurgir tout un monde de pirates sanguinaires, de galions chargés d’or et de duels sous les palmiers. Elle fut fondée en 1563 par une poignée de conquistadors et devint le principal port de la côte Caraibe.

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Nous commençons nos démarches afin de choisir notre prochaine destination Miami où la France et nous arpentons les rues de Manga (port) afin de rencontrer notre contact El Senor Luis Ernesto de la Rota de l’agence Enlace Caribe.

Il ne nous laisse pas beaucoup d’espoirs, Miami ou la France c’est le même prix…. En effet pas de Roro ( ?????) et seul un container spécial Flat Rack 40 permet de loger notre Goliath. Cependant nous ne baissons pas les bras et continuons nos recherches. Nous visitons les bureaux d’Hamburg Sud qui refusent de nous recevoir et nous demande de leur envoyer un courrier…. Nous apprendrons par la suite qu’en fait en Colombie les compagnies ne travaillent que très peu avec les particuliers à cause des problèmes de drogue. Nos amis Nicolas et Amélie rencontrés à Buenos Aires nous proposent de l’aide et nous attendons un devis de CMA-CGM et nous apprennent que des grèves perdurent en France dans les ports.

Grâce au lien AMSUD et Serge Herviou nous aprenons qu' il existe un service RORO assuré par WWL à qui nous faisons également une demande. Les réponses se faisant attendre nous décidons de prendre la route pour Ile de Baru et ses plages de sable blanc. Nous accédons à cette île grâce à un « ferry » le mot est présomptueux car il s’agit d’une barge poussée par une pirogue à moteur qui prend l’eau de toute part. Mais la traversée ne dure que 5 minutes pour un prix de 30 000 A/R.

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Nous accédons à la seule et unique plage de l’ile : Playa Blanca (pour Goliath). Il faut se garer dans une Cochera et descendre à pied. Nous ne serons pas déçus, l’eau est turquoise et le sable blanc avec les palmiers au bord de l’eau. L’endroit est cependant très fréquenté le week-end par les touristes mais surtout par les locaux qui viennent s’y reposer. On peut dormir sur la plage dans des hamacs ou simplement planter sa tente gratuitement. Le seul hic : l’eau douce qui se vend à prix d’or comme tout le reste d’ailleurs…. C’est une île !

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Comme nous n’avons toujours pas de réponse pour notre bateau nous décidons de continuer notre visite en direction de Santa Marta plus au Nord. Nous trouverons un petit coin de paradis sur une plage juste avant El Rodadero (Calle 22) non loin du RapiMarket. Les enfants nous cueillent des noix de coco et Fred est chargé de les ouvrir sans se couper …. Nous sommes face à la plage et à l’ombre ! Nous serons inspectés la première nuit par la police très présente. En effet les fins de semaine les véhicules viennent stationner durant la nuit et nous balance leur musique tellement fort que le camping-car en tremble ! Ils installent des enceintes aussi grandes que leur coffre de voiture …. La police les chasse mais le défilé dure toute la nuit et même au matin…..

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Nous ferons la connaissance de Luis qui loue des tentes/parasols sur la plage… Nous sommes dans un quartier résidentiel assez calme et les gens viennent souvent discuter avec nous car en Colombie des camping-cars ils n’en voient que dans les films !!!

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Les enfants retrouvent avec joie les vagues et leur planche de morey....

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Nous remarquons plus que jamais le décalage entre les riches et les pauvres… Luis va jusqu’à arroser la plage avec un seau d’eau car le vent souffle très fort et le sable vole…. Il va acheter des bières au magasin, etc tout cela pour satisfaire ses clients et les fidéliser… Dans les supermarchés, des jeunes nous remplissent nos sacs et les charge dans le véhicule contre rémunération. Sur les parkings, s’ils sont gratuits, un homme surveille les voitures et il faut lui laisser le pourboire sinon il se fache. Nous sommes un peu las d’être des gringos considérés comme une grosse liasse de billets ambulants…. Comme dira un suisse retraité que nous avons rencontré, nous ne sommes pas tous des banquiers…. Nous sommes 5 et avons un budget très serré. Nous ne pourrons d’ailleurs pas visiter le parc Tayron car l’entrée est trop chère.

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Nous interrogeons tous les jours internet et pas de réponse pour notre bateau….Au bout d’une semaine nous décidons de rentrer à Carthagène afin de pouvoir nous déplacer et avoir un contact direct. Mais avant cela nous ferons un petit détour par le volcan Totumo pour y faire un petit bain de boue…. C’est une expérience étrange qui ne plaira pas à Matis et Evan. En effet, la densité de la boue est tellement forte que nous flottons et les mouvements de déplacement sont quasi impossibles. Des bulles sortent de nulle part... Cela nous vaudra une bonne partie de rigolade.

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Nous obtenons le devis de WWL mais trop cher 4650 euros hors frais de port embarquement/débarquement. Il ne nous reste plus que les containers mais les frais d’amarrage représentent un tiers du budget total et agent maritime obligatoire qui ne nous séduit pas particulièrement ….

En Colombie il est très difficile de trouver de l’eau pour Goliath, nous irons donc au Bella Vista Hotel où l’ambiance est familiale. Nous y resterons une dizaine de jours afin de préparer notre voyage pour Miami pour le 23 mars. Le camping-car partira le Lundi 21 mars après deux visites successives des policiers antinarcotiques qui démonteront tout le camping-car et innonderont Goliath de poils de chiens…. Nous sommes ravis mais ouf il peut embarquer.

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Nous en profiterons pour visiter Cartagena de Indias qui est l'un des plus éblouissant exemple d'architecture coloniale hispanique. Entre le XVIe et XVIIe siècle, les Espagnols, lassés des attaques de pirates décidèrent de fortifier la ville.

La vieille ville de Cartagena, son centre historique, est entourée par 4 km de muraille afin de protéger la ville des attaques soutenues des ennemis de la couronne et des pirates agressifs. Il faut se souvenir que durant l'époque coloniale, Cartagena était considérée comme le plus grand port de l'Amérique et des bateaux partaient avec de grande richesse et de trésors fabuleux vers l'Espagne.

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Simon Bolivar, surnommé El Libertador, est une figure incontournable. Partout, des squares, des rues, des édifices, des statues lui sont dédiées. C'est lui qui, dès 1819, avec la victoire de Boyaca (Colombie), vainquit les colonisateurs Espagnols et ouvrit la voie à l'indépendance du pays et de tous ceux du nord de l'Amérique du Sud.

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Mais c’est de nuit que la vieille ville révèle tout son charme. Les carrosses vous proposent un tour de la ville ce qui en fait un endroit très romantique. La chaleur nous saisit, il fait en moyenne 33 °C le jour et 27°C la nuit. La brise marine compense cette chaleur mais nous la voulions, nous l’avons !. Les enfants retrouvent la joie du morey même si les vagues ne valent pas celles du Pacifique.

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Le parc Apolo fut construit en 1994 par le musée del Cabrero en l'honneur des cent ans de mort du président Rafael Nuñez. On peut y découvrir des bustes en bronze.

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Juste en face le musée de Rafael Nunez.

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La place de la douane est la plus grande des places et également la plus belle en architecture, en couleur et en lieux à voir. Au centre, la statue de Christophe Colomb jouit d'une place privilégiée. Le nom de cette place provient de l'ancienne maison de la douane durant l'époque coloniale, mais qui de nos jours, est occupé par l'édifice de la mairie

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La Tour de l’horloge où se trouve la place des calèches où dans le passé, se faisait le marchandage des esclaves noirs venus d'Afrique.

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Le Parc Bolivar, situé en plein cœur du Centre Historique est rempli d’arbres majestueux et d’une hauteur surprenante. Des fontaines d'eau apportent une grande fraîcheur aux citadins et aux visiteurs pour se reposer sur des bacs en pierres. Quelques joueurs d'échec se rencontrent pour faire une partie amicale, des danseurs folkloriques s'exécutent pour offrir aux gens un spectacle agréable

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Château de San Felipe : Situé sur la cime de la colline San Lázaro, cet ancien complexe militaire est le plus grand construit en Amérique. Il fut érigé à cet endroit stratégique afin de pouvoir observer les invasions dans la ville par la terre ou par la Baie de Cartagena. Sa construction a débuté en 1536 et terminé en 1657, donc un peu plus d'un siècle de travail. Le château a reçu le nom de San Felipe en l'honneur à un souverain. De forme triangulaire, il possède quatre postes de contrôle et huit canons

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Nous découvrons un monument des plus originaux soit celui des vieilles bottes. Deux énormes bottes en bronze sont placées en l'honneur d'un poète de Cartagena, Luis Carlos López, auteur d'une célèbre composition.

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Aujourd'hui Evan a pu parler avec sa classe de dernière année de maternelle via skype et il était très ému. Merci à Isabelle pour ce beau cadeau !

Pour notre dernier jour en Colombie le soleil nous fera un dernier show....

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Au pays de l'or vert : l 'équateur

Posté le :02/03/2011

A l’approche de Lima, la tension monte d’un cran dans le camping-car car la circulation dans les grandes villes est toujours une épreuve, les dimensions de Goliath et la conduite des citadins ne sont pas compatibles. Ici les règles de circulation sont très vagues…. Seul les feux rouges et les policiers sont respectés. Pour le reste c’est au bluff !!

 

Toujours sans GPS mais avec une carte du centre-ville, nous nous lançons à la recherche du seul endroit que nous connaissons pour stationner (Le Hitchkker) et malgré les travaux qui nous déroutent systématiquement dans le sens inverse de là où on veut aller nous finissons par trouver après 2 bonnes heures d’embouteillage…. Nous retrouvons le 4x4 de nos amis les lyonnais Michel et Odile mais ils sont partis en voyage nous dit la gérante… le parking est minuscule et Goliath aurait sans doute eu du mal à rentrer si nous avions voulu rester mais les prix sont prohibitifs…. Nous décidons de visiter le centre ville en attendant une meilleure solution.  C’est alors qu’un mécanicien dans la rue nous interpelle  et nous avertit  que nous avons un problème à notre roue avant et nous propose ses services. Las d’être interpellés sans cesse, nous passons notre chemin… mais quelques mètres plus loin de nombreux passants nous font des grands signes et nous interpellent…Le mécanicien nous rejoint et nous prenons la route de son garage car nous risquons de perdre la roue….Nous ferons réparer  mais le prix exhorbitant nous mettra le moral à zéro et nous quitterons la ville sans tarder.

 

Nous continuons à longer le littoral jusqu’à Trujillo sans grand intérêt puis Chiclayo et notamment Lambayeque où nous attend « le seigneur de Sipan ».

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En 1987 sur le site de Sipan fut mis à jour la sépulture d’un chef Mochica et reste la découverte la plus importante depuis celle du Machu Picchu en 1911. Elle apporta à l’archéologie des éléments d’information inestimables sur cette civilisation extrêmement raffinée qui rayonna sur la côte Nord entre 200 av JC et 600 ap JC et que l’on ne connaissait jusque-là qu’à travers les céramiques décrivant précisément les scènes de la vie quotidienne, ceci en l’absence de tout système scriptural. Pour son dernier séjour, le corps du seigneur de Sipan a été  allongé sur le dos dans un cercueil de bois avec fermoirs en cuivre (et non placé en position fœtale comme toutes les autres momies péruviennes trouvées jusqu’alors). Elle était entourée d’offrandes et de parures en or, en argent et en cuivre réhaussées de pierres fines, de corail et de nacre , principalement quatre couronnes et un pectoral en or , un masque en cuivre !!! Il était également accompagné de sa femme, de ses concubines (le chanceux !), de serviteurs, soldats, gardien, sacrifiés à sa mort ! Malheureusement les photos étant interdites, nous ne pouvons que vous  raconter cette extraordinaire visite qui nous a réellement passionée. Les guides sont très sympathiques et vous propose une visite guidée en francais pour une somme raisonnable, ce qui est d’ailleurs également le cas pour l’entrée du musée qui est de 10 soles par personne ! Tous les objets présentés sont des originaux en or massif, pierres précieuses, etc. Matis sera particulièrement impressionné par leur boucle d’oreille d’une quinzaine de cm de diamètre et de 3 cm d’épaisseur incrustées d’émeraudes. A la vue du poids de chacun, ils devaient avoir de sacrées oreilles.

Après une nuit sur le parking sécurisé d’une station service (la région de Chiclayo est réputée dangereuse), toutes les stations services proposent un parking fermé payant pour les poids lourds. Le lendemain nous ferons les quelques kilomètres qui nous séparent des plages et surtout des vagues du Pacifique et qui occupe beaucoup les conversations des garçons ! Il faut dire que les moreys et skims n’ont pas bougé du toit depuis notre départ de Buenos Aires. Nous longeons la côte à la recherche d’un bivouac. Nous ne ferons que déjeuner à Mancora qui est réputée pour son ambiance jeune et festive et attire de nombreux surfeurs. Mais cette ambiance de citée balnéaire où tout est plus cher manque d’authenticité. Nous passon donc notre chemin à la recherche d’un spot moins fréquenté. C’est à Zorritos que nous trouverons notre bonheur : Camping Casagrillo, hostal las 3 puntas.

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Nous sommes seuls sur la plage et avons un toit de  feuille de palmier pour nous abriter du soleil. Les douches sont à 100 m et une connexion Wifi. Si ça ce n’est pas le paradis….pour en plus un prix très raisonnables de 30 soles par jour (10 soles par adulte et moitié prix par enfant, evan ne payant pas ).

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Nous passerons quelques jours dans ce lieu plein de charme (le frère de la propriétaire est un artiste espagnol) à la décoration très originale, fait avec beaucoup de goût et de matériau entièrement naturels.

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Les vagues sont au rendez-vous à la grande joie des petits et des grands…  (les moustiques aussi mais bon on ne peut pas tout avoir….)

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N’étant qu’à 60 km de la frontière, la sortie du Pérou se fera très rapidement. L’entrée en Equateur sera beaucoup plus folklorique. Une fois le pont qui enjambe le rio qui sert de frontière naturelle entre les deux pays, aucune indication nous mène à la douane. C’est à un marchand de glace en plein milieu d’un rond point que nous demandons notre route. Quand on lui demande l’immigration il nous indique la route à gauche vers Huaquillas et pour la douane, la route à droite vers Arenillas. Nous faisons route pour  l’immigration et avons la surprise d’un péage alors que l’immigration est à 100 mètres derrière….. il faut payer….

Nos passeports  tamponnés, c’est maintenant le tour de Goliath.  Après avoir passé du temps à la recherche du capitaine, il nous emmène dans un bureau avec la clim bloquée à -15°C . Nous avons la sensation d’entrer dans une chambre froide !

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Les routes sont bordées de bananiers à perte de vue et d’une taille gigantesque ! La banane ici porte le nom d’or vert et on comprend pourquoi.

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La boisson locale Inka Cola est remplacée par Fox Cola.Tous les pays d’Amérique du sud sont de fervents buveurs de sodas qui coute moins cher que l’eau…

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Le temps est pluvieux et gris et faisons route vers Guayaquil. C’est la deuxièmre ville du pays, c’est aussi le port le plus important. Nous ne tardons pas à nous mettre comme d’habitude dans les nombreux lacets et ponts qui traversent la ville et bien sur sans aucune pancarte directionnelle ….

L’équateur ressemble beaucoup au Chili au niveau développement : grande zone commerciale, voitures récentes, belles avenues…. Le Gazole y est le moins cher de toute l’amérique du sud à notre connaissance soit environ 1.03 dollar le galon !

Il nous faudra l’aide de plusieurs personnes pour sortir de la ville et prendre la direction de la côte et de ses petits villages de pêcheurs, notamment Puerto Lopez.

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Le soleil nous rejoindra à l’approche des côtes à la plus grande joie de tous. Cette petite ville est très agréable et nous trouverons facilement une place pour Goliath en bord de mer à côté de la cabane des garde côte. Tôt le matin nous assisterons au retour des pêcheurs et au chargement des camions où les pélicans et autres volatiles font leur festin et sont très habiles à venir « chiper » le poisson dans les paniers. C’est pourquoi ce balai se passe au pas de course….

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Ce coin semble fournir abondamment en poissons qui sont pour certains très habilement et à une vitesse incroyable écaillés, vidés et découpés en filets à la vitesse de la lumière.

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Notre prochaine étape sera Canoa où nous stationnerons cette fois au Camping baloo tenu par un propriétaire anglais très sympa. La décoration encore une fois est très simple mais exotique….

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Les bars sur la plage ne manque pas d’originalité et la créativité fait des merveilles avec peu moyens. Il faut dire qu’ici, personne n’est embêté par les normes.

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Ce petit village n’est pas contre pas très bien doté pour l’approvisionnement des denrées et nous devrons même commander notre pain au boulanger pour le lendemain 7H. Fred aura un franc succès sur la route de retour avec ses 3 gros pains sous le bras et se fera interpeller plusieurs fois. Il faut dire qu’ici ils ne connaissent que des pains gros comme le poing !!!

Les jours suivants se feront sous la pluie et les moustiques !!!

 

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L’étape suivante sera Quito que nous aurons du mal à visiter car la pluie ne nous lâche pas… et pas beaucoup de stationnement pour Goliath. Quito est une ville tentaculaire avec des banlieues qui s’étendent à perte de vue.

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Nous décidons de nous rendre à Saquisili qui accueille le plus grand marché indigène du pays chaque jeudi. Et devinez quoi, nous demandons à stationner autour de la place principale qui semble s’animer au fur à mesure de l’après-midi. Nous aprenons par les policiers que c’est la fête annuelle de la ville… décidément cela nous suit…. Nous trouverons à stationner quelques mètres plus loin sur un parking de station-service dont le propriétaire est très gentil.

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Le marché indigène se déploie dans les rues de la ville et les dames sont très élégantes coiffées de chapeau parées de plumes de paon. Par contre pour les photos c’est un peu plus compliqué et cela nous rappelle la Bolivie. Je me ferai caillassée et insultée  car elles n’aiment pas être prises en photo ! Nous retrouverons du CUY mais toujours trop cher…. equateur059.jpg

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Les étales sont très jolis et nous découvrons même du sucre de canne enveloppé dans des feuilles de bananiers et vendu en pain de sucre….

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De retour à Quito où nous croiserons entre deux bretelles nos amis toulousains Monique et Michel mais impossible de se rejoindre…. Les portables dans ces cas là nous manquent … Le mauvais temps est toujours de mise et nous visiterons El Centro del Mundo ou bien Mitad del Mundo, un obélisque marque le passage de l’équateur ! Les enfants souhaiteront faire l’expérience du syphon et vérifier que dans l’hémisphère sud l’eau tourne dans un sens et que dans l’hémisphère Nord c’est le contraire.

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Nous visiterons le Zoo de Quito qui héberge des tortues des Galapagos, jaguars, singes et ours à lunettes des Andes. Nous y verrons également des condors mais après les avoir vus en liberté, cela nous fait bizarre... Un guide explique à côté de nous à des visiteurs qui demandent pourquoi une cage si petite ; c’est pour qu’ils n’apprennent pas à voler …

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Nous avons prévu un petit repas au restaurant dans le village de Guayllabamba. Situé à une plus basse altitude que Quito, cette ville se consacre à la production d’avocats et de Chirimoya (délicieux fruits). La spécialité du cru est le Locro, une soupe au fromage et à la pomme de terre agrémentée d’avocats et de lard. Ce plat est accompagné d’une sauce piquante dont la propriétaire nous donnera la recette car elle dut nous resservir à trois reprises !

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Plus nous approchons de la frontière colombienne, plus la population noire se fait présente…Nous n’aurons passé que 10 jours en Equateur mais la pluie et le brouillard y sont certainement pour quelque chose. Nous avions prévu de passer quelques jours à Ibarra près du lac Yahuaracocha mais nous ne pourrons même pas l’apercevoir. Par contre nous parviendrons enfin à faire le plein de notre bouteille de gaz à la sortie de la ville à l’usine Agipgas.

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Sur le chemin des Incas...

Posté le :05/02/2011

L’arrivée jusqu’au Camping écologique Quintalala de Cuzco ne fut pas sans encombre. Malgré un plan et un itinéraire précis, nous avons bien dû tourner 1H30 dans la ville et autour de son christ Redentor avant de le trouver juste au pied des ruines de Sacsawayman. Le camping est idéalement situé sur les hauteurs de Cuzco à 20 min à pied de la place centrale et du centre historique (enfin surtout l’aller car la pente est raide et le retour beaucoup plus pénible). Nous arrivons à stationner malgré le terrain détrempé par les pluies récentes. Nous retrouvons nos amis toulousains Michel et Monique rencontrés à Puno à notre plus grande joie qui attendent leur fils arrivant dans les prochains jours.

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Cuzco est situé à 3400 m d’altitude et fait partie des endroits les plus beaux que nous ayons vu jusqu’à présent, elle est souvent classée comme plus belle ville du Pérou.. Entourée de montagnes brunes, la ville s’étend dans un site magnifique et se déploie dans la vallée verdoyante de Vilcamayu. La ville fut  la capitale de l’Empire Inca, le nombril du monde andin en quechua. Les Incas voyaient en effet dans le nombril le centre de toute vie, et Cuzco était pour eux l’ombilic du monde.

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Bien sûr la ville moderne n’a plus grand-chose à voir avec la capitale inca que les conquistadores découvrir en 1533. La cité abritait alors 15 000 nobles, prêtres et serviteurs et était reliée au reste de l’empire grâce aux Chasquis, messagers coureurs de fond qui rapportaient les nouvelles des quatre coins du Tahuantinsuyu. Fred est aux anges devant tant de belles pierres et enchaine les ; oh t’as vu celle là et celle là !!!!

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Selon la légende, la ville aurait été fondée par Manco Capac et sa sœur et épouse, Mama Ocllo, sortis du lac Titicaca et envoyés par le dieu Soleil pour civiliser les hommes. Manco Capac chercha un lieu où sa baguette d’or s’enfoncerait facilement dans le sol. Quand il l’eut trouvé, il l’appela Cuzco et enseigna aux hommes à cultiver la terre pendant qua Mama Ocllo apprenait aux femmes à tisser. La dynastie inca était née.

Les espagnols n’ont eu de cesse de vouloir détruire toute trace de ce royaume florissant mais n’y sont parvenus que partiellement. Toutes les constructions espagnoles s’appuient, s’adossent ou utilisent les matériaux des anciens palais incas. Il subsiste partout des fondations, des murs que les espagnols n’ont pas réussi à détruire totalement. Le plus bel exemple est le temple du soleil sur lequel s’élève le couvent de Santo Domingo.


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La cité, en tout cas le centre, se compose essentiellement de belles maisons coloniales avec balcons de bois sculptés, places soignées aux gros pavés luisants, et de portes peintes en bleu outremer. Quatre routes principales partent du centre et se dirigeait vers les quatre grandes provinces du royaume. La caractéristique principale de Cuzco est son architecture. D’énormes murs aux pierres parfaitement ajustées sans aucun mortier témoignent du génie technique du peuple inca. Les Espagnols ne purent jamais éradiquer cette culture « païenne ». Le violent séisme de 1650 mit à bas les constructions espagnoles mais, ironie du sort, épargna les fondations incas !

Sur les hauteurs en descendant du camping, nous avons une vue surprenante sur ce tapis de toits de tuile luisants qui dévale en cascades, seulement rompu par les tours de la cathédrale.

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Il fait bon vivre à Cusco même si les journées et souvent les nuits sont très pluvieuses en cette période de l’année. Il y a des villes où l’on ne fait que passer, il y en a d’autres où l’on aime à rester quelques jours.

Cela fait vraiment du bien de pouvoir se promener tous ensemble dans la ville sans qu’un d’entre nous soit obligé de garder le camping car ! Nous en profitons même pour faire des sorties nocturnes et nous régaler de brochettes de cœur de bœuf que nous avions déjà dégustées à Copacabana pour le jour de l’an en Bolivie.

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Le lendemain nous avons prévu un barbecue avec de bonnes cotes de bœuf trouvées au marché à un prix défiant toute concurrence : 9,5 soles le kilo , soit environ 3 euros le kilo. Bon d’accord il ne faut pas etre très regardant sur la découpe mais bon nous n’allons pas faire les difficiles.

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Au marché les commerçants indiens parlent quechua entre eux mais s’adressent à nous en espagnol.

Monique nous a préparé une bonne salade et des crèpes en dessert avec des bons œufs frais du camping.

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Le bonheur est total car en plus le camping est équipé d’une machine à laver le linge ou l’on peut régler la température. En effet dans toutes les laveries depuis le début de notre voyage, on lave à l’eau froide…. Je vous laisse imaginer, le résultat n’est pas toujours au rdv avec nos trois pirates !

Une des spécialités culinaires du Pérou est le CUY, petit rongeur dodu appelé chez nous le cochon d’inde. Mais malheureusement, nous ne pourrons en gouter car ne voulant pas faire de jaloux et nous ne pouvons nous permettre d'aller au restaurant.

Nous visiterons le musée Inka très intéressant.

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Avant de reprendre la route pour Pisac et la vallée Sacrée des Incas, nous hésitons longtemps sur la nécessité d’acheter le bolleto touristique qui coute 130 sol soit 40€ par personne sachant que les enfants paient plein tarif sauf Evan. Des américains rencontrés au camping nous disent que l’on peut voir les sites des collines environnantes et nous encouragent à ne pas l’acheter . Au pire nous pourrons l’acheter sur place.

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Nous quittons Cuzco et passons devant les ruines de la forteresse de Sascahuamàn qui protégeait la cité des tribus indigènes venues de l’Amazonie. Certains blocs de pierre pèsent plus de 15 tonnes et elle possédait 3 enceintes en Zig Zag. La construction mobilisa plus de 35000 milles ouvriers sachant que les incas ne possédait que des lamas et ne connaissaient pas le principe de la roue. Elle abritait 5000 soldats et un énorme réservoir qui alimentait la ville en eau et dont les canalisations restaient invisibles. Ce fut aussi un haut lieu de la résistance Inca aux troupes du terrible Pizzaro qui eut raison des troupes de Manco Inca en 1536. Quelques kilomètres  plus loin nous passerons à côté de Puca-Pucara qui signifie « forteresse rouge ».


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Nous arrivons sur Pisac le samedi en fin d’après-midi sous un ciel pluvieux et tentons d’accéder aux ruines. La barrière est grande ouverte et la cahute du garde fermée. Alors …. !

Pisac est situé dans la vallée du rio Vilcanota et fait partie des sites archéologiques les plus complets après Machu Picchu. .  


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La cité se compose’ comme toutes les villes Incas, de terrasses agricoles aux lignes harmonieuses, d’un groupe d’habitation ainsi que des greniers et des lieux de cultes comme un temple du soleil.

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La ville avait un réseau d’adduction d’eau.

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Comme toujours les pierres sont ajustées au millimètre et s’adapte au relief du terrain avec une grande précision. La pluie nous forcera à écourter la visite.

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Il est environ 18h lorsque nous rentrons au camping-car sous la pluie et prenons le temps de prendre un thé chaud. Tout à coup un groupe de trois jeunes filles arrive en courant vers nous et tapent au carreau en nous demandant un portable. Elles ont l’air apeurées. En fait ce sont de jeunes adolescentes argentines qui comptaient rentrer à pied des ruines et qui se sont perdues sous la pluie. Il est en fait impossible de descendre au village à pied. Il se trouve à 7km des ruines ! Nous les ramènerons au village toutes soulagées de nous avoir trouvés. Nous bivouaquerons dans un petit coin au bord du rio et passerons une nuit tranquille.

Le lendemain, nous avons de la chance (enfin surtout moi, j’adore les marchés !) c’est dimanche et c’est jour de marché. Chacun son truc, fred c’est les ruines ! Tous les paysans descendent vendre leurs produits et s’étalent à même le sol.

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Chaque village est représenté par un chapeau différent et ils parlent tous en Quesha entre eux. C’est très vivant et quel bonheur de pouvoir prendre des photos librement, cela nous change de la Bolivie. Les prix sont inférieurs à ceux de Cuzco car les loyers sont moins élevés nous expliquera Felipe. Les gens sont décidément très accueillants avec les touristes et il est aisé d’entamer des conversations avec eux. Nous déjeunerons sur le marché comme à notre habitude en compagnie des locaux.

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Pendant qu’Evan sirote un bon jus d’orange frais pressé, la vendeuse me demande si avec 3 enfants j’ai une personne pour m’aider, faire la cuisine, etc ; je lui explique qu’en France ce n’est réservé qu’à une certaine classe sociale. Au Pérou, il est très facile de trouver des jeunes filles de 14 ou 15 ans qui cherche un petit boulot car les parents les enlèvent de l’école afin qu’elles ramènent un peu d’argent ou bien en tout cas qu’elles ne soient plus une charge financière pour eux.


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La halte suivante sera Ollantaytambo, dont le tracé de la ville a la particularité de ne pas avoir été modifié depuis l’époque Inca. En effet les maisons modernes se sont insérées entre les constructions inca ou les ont remplacées sans modifier l’organisation urbain de l’époque. .

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C’est aussi le dernier lieu ou l’inca Manco livrera son ultime bataille contre les espagnols après s’être enfui de Sascahuamàn. Autant nous pourrons nous balader dans ce dédale de rue comme un voyage dans le temps, mais l’accès aux ruines est là impossible sans le boleto touristique. Qu’à cela ne tienne nous trouverons quelques très beaux points de vue qui nous raviront parfaitement

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Nous rencontrerons sur la place du village un couple de Brésilien qui voyage avec un camion 4x4 qu’il a entièrement construit. Modifiant lui-même le  châssis, le moteur et fabriquant la cellule. Ils nous dirons que l’on peut dormir sur la place du village sans problème. Après se l’être fait confirmer par un policier municipal qui au passage nous demandera une « contribution » de 3sols nous nous installons pour la nuit avec du WIFI gratuit. Au lever du jour une Après une balade dans les rues au lever du jour, nous reprenons notre chemin dans cette superbe vallée.

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Nous avions prévu d’atteindre Hydrauelectrica en camping-car afin de minimiser le coup de 180 dollars par pers au départ du village et après s’être renseigner, la route déjà relativement délicate  car très étroite, est en travaux d’élargissement et débloquée à la circulation seulement de 13h à 14h et le soir à la tombée de la nuit. Nous abandonnons donc définitivement l’idée d’aller visiter le Machu Pichu. Ce sera pour un autre voyage. Mais nous avons bien l’intention de nous rattraper car nos amis les Thille nous ont indiqué une alternative au Machu Pichu : le trek Choqueiquirao. Nous finirons notre boucle de la vallée sacrée vers Cuzco en passant cette fois par les salines toujours en activité sous un soleil de plomb

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Après une dernière soirée et nuit à Cuzco à deux pas du centre-ville dans une station-service. Nous repartons vers une longue route qui nous amènera vers la cote et Nazca. Mais avant cela nous descendons dans un tout petit village nommé  Cachora afin d’organiser notre trek de 4 jours à dos de mule et de cheval, enfin presque car Fred fera la route à pied avec nos deux guides : 64 km aller-retour avec deux montagnes de 3000 m à monter et à descendre. Les enfants hurlent de joie :" Ca va être une sacrée aventure !"…


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Nous ferons la connaissance des policiers de Cachora qui nous auront réservé un accueil très chaleureux et offert leur douche et la garde de notre Goliath pendant notre absence. Matis leur préparera de bons pop-corn que nous dégusterons autour d’une bière en leur compagnie.

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Ce circuit de 4 jours nous emmènera au coeur de la Sierra péruvienne, le long de sentiers escarpés, au bords de précipices vertigineux, dans un décor magnifique de sommets enneigés. Une flore exceptionnelle, les condors planant dans le ciel feront de ce trek un moment inoubliable.

Après un solide petit déjeuner nous chargeons les mulets et les chevaux de tout le matériel nécessaire, en jetant un coup d’œil furtif vers le majestueuse Padrayoc enneigé, perché à plus de 5482 m d’altitude.


 

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Notre première étape de 21 Km nous permettra de nous acclimater en observant l'agréable variation de paysages depuis les précipices profonds jusqu'aux montagnes enneigées.

Nous continuerons le chemin et à un certain moment nous nous retrouverons nez à nez avec le canyon de l'Apurimac, qui de nos jours encore suscite beaucoup de discutions par rapport à sa profondeur impressionnante.

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 Nous arriverons finalement à Santa Rosa, où nous installerons notre campement pour la nuit. Notre guide Alberto nous montrera la machine à Chicha de Canne à Sucre, boisson alcoolisée agréable quand elle n’a pas trop fermentée… Elle est très utilisée par les paysans. Nous ferons également la rencontre d’une bande de jeunes baroudeurs français qui nous apprennent que cette ascension est l’une des plus difficiles du Pérou bien après le salcantay trek (machu pichu en 5 jours depuis Cuzco).  Notre repas sera préparé par la mamita tenant le campement dans une cabanne grouillant de cochons d'inde et faisant un bruit incroyable ! Malheureusement pas de photos car pas d'electricité, elle fait la cuisine dans le noir (d'un coté cela vaut mieux....) et cuisine au feu de bois !

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Le lendemain, le réveil était prévu pour 5h afin d’éviter la chaleur et nous avions confiance dans notre guide qui nous a assuré de surveiller les chevaux et le temps a partir de 4 h. Nous nous faisons réveiller par un autre guide à 6h30 et à notre grande surprise, Alberto et Fidel sont en plein sommeil sous les couvertures des chevaux (la chicha devait être bonne !). Un peu décontenancé, ils nous disent de prendre la route devant et de les attendre au pont.

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Effectivement nous attendrons 2h ! Il est désormais 9h et Fred sait qu’il va faire l’ascension en plein soleil !! Fred arrivera épuisé au campement à l’heure du déjeuner mais seulement quelques dizaines de minutes après nous ….  Il était prévu que nous visitions le site dans l’après-midi mais Fred ne peut plus faire un pas de plus après ces 8 km et 2000 m de dénivelé. Ce sera donc après-midi repos en admirant ce fantastique paysage.

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Arrivés sur place, nous ne distinguerons pas grand-chose du paysage car tout est couvert de brouillard. Nous observerons trois niveaux de ruines excavées où nous pourrons apprécier les maisons, terrasses et autres lieux de cette citadelle inca, ainsi que les ruines en court d'excavation et finalement des secteurs inexplorés qui nous apprennent beaucoup sur ce dernier refuge de l’empire Inca. En effet seulement 30% du site est dégagé et restauré.

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Choquequirao est considéré comme "le dernier refuge de l'Empire des Incas". Les derniers rapports désignent Juan Arias Diaz comme une des premières personnes à avoir exploré le secteur en 1710.

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Notre déjeuner nous attend préparé par l’hôtesse de notre campement sommaire…. Et les poules capées de plastique bleu (pour ne pas se faire dévorer par les condors) sont toujours là.

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Commencera ensuite une longue descente de 4 h dont le seul épargné sera Evan qui volera tel le condor sur les épaules de notre jeune accompagnateur Fidel (15 ans) et de solides jambes. Et oui ils sont eux aussi à pied mais bien plus entrainés que nous à ce genre d’ascension. Les mules n’ont le droit d’être montées que pour les ascensions. Les descentes bien trop escarpées se font à pied pour tout le monde… pour éviter les accidents.

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Nous arriverons de justesse sous la pluie. Un dernier bivouac à Santa Rosa où nous dégusterons des fruits délicieux cueillis dans les arbres au-dessus de nos têtes. La nuit fut courte mais au sec car il pleut toutes les nuits et nos tentes Queshua ont fort bien résisté. Un des guides voudra d’ailleurs nous les acheter !. Dernier effort pour tout le monde le lendemain sous un temps menaçant et sous le regard bienveillant de quelques condors. Nous retrouverons Goliath sain et sauf sous bonne garde de nos policiers. Après 4 jours de camping et de transpiration sans douche…. Vous n’avons jamais autant apprécié une bonne douche froide chez nos amis les policiers.

Nous reprendrons cette route très dangereuse vers Nazca. En témoignent les nombreuses croix en bordure de route. Il faut dire que les camions coupent très souvent les lignes dans les virages et qu’il n’y a pas de barrière de protection alors qu’un ravin de plusieurs centaines de mètres ne laisse aucune chance.

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Nous grimperons à 4650 m et la route se transformera en « Speciale digne du Turini » avec brouillard à couper au couteau, neige, moutons et lamas traversant aux détours des virages.
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Nazca est une ville plutôt agréable mais nous sommes tout de suite saisis par la chaleur à laquelle nous ne sommes vraiment pas habitués.


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Bivouac sur la place du village.

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Nous visiterons le site de Chauchilla, nécropole datant de l'époque Wari - Nazca. Un chemin balisé mène aux différents sites intéressants. Partout subsistent des restes d'os humains et de lambeaux de tissus, de poteries. Il existe encore de nombreuses tombes ensablées, certaines petites, individuelles, ou plus grandes dites familiales. Elles ont toutes été visitées par les Huaqueros (pilleurs de tombes). Le climat désertique a favorisé la conservation des momies.
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Les momies étaient enveloppées d'épaisses couches de coton puis d'une étoffe plus ou moins colorée. Les mieux conservées sont présentées au musée.

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Ce cimetière est assez morbide et ne nous a pas passionné.  De retour à Nazca, nous sommes interpellés par un vendeur de Tours qui nous propose de survoler les lignes en avion, seul véritable moyen pour vraiment bien les voir. Je lui explique que j’ai peur au vue des nombreux accidents survenus ces dernières années et que le prix nous parait exhorbitant. Il nous réplique que tout ceci est terminé car ils ont tous investis dans des avions tout neufs et que du coup c’est beaucoup moins cher qu’avant (130 dollars et maintenant 90 !!!) : cherchez l’erreur !!!! Cela terminera de nous convaincre du non sérieux de cette excursion !

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Après un détour par le mirador sur la panaméricaine afin d’admirer deux des multiples lignes de Nazca, la suite du périple sera bien plutôt rigolote
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Nous atteignons en fin de journée la laguna de Huacachina, oasis de verdure entourée d’immenses dunes de sable (la dune du Pilat à coté est un tas de sable). Les enfants n’y tenant plus, ils se précipiteront jusqu’à la nuit munis de planches de surf en bois.

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Ils se réveilleront dès l’aube afin d’y retourner et en reviendront crépis de sable de la tête au pied mais ravis. Nous retrouverons nos amis américains qui toujours plein de bon plans nous indiquerons une douche gratuite. Cela ne pouvait pas mieux tomber car les enfants en avaient vraiment besoin

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Nous poursuivrons notre route en bordure de mer sur la panaméricaine.

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 Il faut dire que les plages sont loin d’être paradisiaques mais nous en choisirons tout de meme une pour y passer la nuit après l’insistance des enfants. Nous serons très vite rejoints par un couple allemand en Land aménagé avec qui nous partagerons un bon moment et de bons tuyaux… sous un coucher de soleil magnifique.

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Nos premiers pas au Pérou

Posté le :31/01/2011

Nous voilà passés au Pérou par le petit poste frontière de Yunguyo. Après les services de l’immigration où nous réalisons les formalités en Français (le préposé parlait le français !) ; nous nous dirigeons vers la « duana » pour Goliath. Nous sommes « accueillis » par le chef qui ne rigole pas ! Il allume l’ordi, et oui c’est moderne le Pérou… puis il prend un formulaire en 3 volets et le remplit à la main en reportant 3 fois les mêmes informations très consciencieusement !!! Et l’ordi alors ???? Eh bien il est allumé….

 

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Nous prenons la direction de Puno sur les rives du Lac Titicaca.

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C’est la capitale de l’altiplano péruvien située à 3827m. Nous retrouvons toujours les mêmes constructions de bateau en roseau appelée Tortora.

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De loin, c’est une ville grise aux toits de tôle qui abrite 100 000 habitants.

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Sans GPS, (nous n’avons pas les cartes du Pérou), nous trouvons la plaza de Armas et sa cathédrale après avoir demandé notre route.

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Le contraste avec les boliviens est saisissant. Les péruviens sont souriants, avenants et très sympathiques. Nous trouvons un Point d’information touristique, là aussi la différence est frappante. Bien que l’on soit dimanche, il est ouvert et nous repartons avec plein d’infos, des plans de Puno, de Cuzco, de Lima, et le summun un plan d’Arequipa en FRANÇAIS. On mesure de suite l’ouverture du pays vis-à-vis des touristes.

Après avoir trouvé un stationnement sur un parking proche du port, nous visitons le marché artisanal. Les stands ressemblent beaucoup à ceux rencontrés en Bolivie, mais les péruviennes sont très « accrocheuses » et sont de redoutables commerçantes. Après de âpres négociations, nous ressortons avec quelques souvenirs supplémentaires. A notre retour, nous avions laissé Enzo gardien du camping-car, nous le retrouvons un peu affolé. Un gamin de la rue a grimpé sur l’échelle du camping-car, a  jeté des cailloux et obstrué le pot d’échappement avec une bouteille !. Enzo a ouvert la fenêtre de toit afin de le faire fuir car il a interdiction de sortir. Le gamin s’est enfui. Il nous faut chercher un stationnement plus sécurisé. C’est alors qu’au bout de la jetée face au lac ; trône un camping-car …. Français. Nous sommes interloqués car ce passage est fermé par une grosse chaine cadenassée. Il s’agit de Monique et Michel, couple toulousain, bourlingueurs expérimentés. Ils nous expliquent que le mot de passe est : «c’est la police qui nous envoie ! » Et nous voilà, nous aussi, face au lac, loin de la circulation ; nous ne pouvions rêver mieux.

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Nous passerons une excellente soirée en leur compagnie autour d’un bon verre de RICARD !!!! (Fred en rêvait). En plus, nous sommes face à un vieux navire qui a sans doute servi au Commandant Cousteau lors de son exploration du lac Titicaca. Fred en est tombé amoureux…. Il ressemble par ailleurs au bateau du Capitaine Haddock. Souvenirs, souvenirs….

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Le lendemain sera consacré à la visite de la ville et de ses marchés à pied, en triporteur et en taxi d’un nouveau genre pour nous. 

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Depuis la Bolivie, les marchés locaux sont devenus notre seul source d’approvisionnement et c’est un vrai bonheur ! Etales de pomme de terre à l’infini ; bananes , pastèques, etc . Adieu les supermarchés à l’européenne. Mais attention les prix pour les gringos ont tendance à s’envoler ! Alors on observe, on négocie et dans la bonne humeur essayons de ne pas nous faire avoir.

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Le marché couvert est toujours orné de ses décorations de Noël et nous dégusterons même un sublime Cebiche (poisson cru) sur le pouce.

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En fin d’après-midi, nous trouvons une station-service de l’autre côté de la jetée qui accepte de nous approvisionner en eau potable et nous voilà partis pour la nécropole de Sillustani à 35km. Nous découvrons sur la route des maisons en pierre ou en brique de terre jamais vues jusqu’alors.

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Le site est perché à 4000 m d’altitude sur les rives du lac Umayo. Mais le soleil se couchant, nous avons l’autorisation de dormir sur le site. Fred n’y tenant pas fera une première excursion afin d’admirer le sublime coucher de soleil.

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C’est avec beaucoup d’excitation après une bonne nuit de sommeil que nous grimpons sur le sentier qui serpente entre les tombeaux.

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Ces tours funéraires ou Chullpas datent de deux époques différentes. Les premières accueillaient les momies des nobles Collas, peuple guerrier qui dominait la région du lac Titicaca avant l’arrivée des Incas.

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Les deuxièmes tours, légèrement évasées, formées de gros blocs de pierres ajustées au millimètre date de l’époque Inca.

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 Derrière chaque chullpas se trouve un orifice par lequel les momies étaient introduites.

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Un vieux, souriant, serpe au ceinturon, vient à notre rencontre et propose de nous faire découvrir le site en échange d’une rétribution bien entendu. C’est le gardien des lieux.

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Il nous montrera la carrière dont étaient extraits les blocs de pierre et la technique utilisée pour la construction.

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Nous croiserons également un insecte de couleur rouge et noir qui sert à soigner les pîqures de moustiques quand on presse son abdomen.

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Il nous racontera la légende de la formation du lac Umayo : « Avant, dans la vallée il y avait un village où les gens venaient se marier. Un jour une vieille femme très pauvre vint et demanda à manger. Mais les villageois la repoussèrent à l’exception d’une femme cuisinière qui lui prépara un repas. La vieille femme une fois restaurée, dit à la cuisinière de quitter le village en courant sans se retourner car un grand malheur allait s’abattre sur lui. La cuisinière se mit donc à courir mais la curiosité l’emporta et la poussa à se retourner. Elle vit le village submergé par les eaux. Elle en fut  pétrifiée. C’est ainsi que selon la croyance, naquit le lac Umayo.

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Il nous montrera ensuite des restes de céramique et une pièce de cuivre trouvée sur le site qu’il tentera de nous vendre….  Nous refuserons par respect de ce patrimoine mais comme si bien répondu, d’autres le feront sans scrupules. Nath, Enzo et Evan visiteront le petit musée où les restes d’une momie sont exposés. Fred et Matis trouveront ensuite porte clause mais sans regret car le musée n’est pas très intéressant.

Nous reprendrons la route en sens inverse et retraversons avec grand bonheur les villages environants où les gens nous saluent aisément.

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Direction le Canyon del Colca  et ses majestueux Condors. La route est longue et notre halte à Juliaca sera brève car cette ville est loin d’être accueillante. Elle alterne entre petits cols et plaines de l’altiplano.

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Nous traversons une pampa désertique , croisons des troupeaux de lamas et d’alpagas dans des paysages d’une telle austérité qu’ils en sont beaux. C’est toujours impressionnant de se trouver au milieu d’une grande plaine encerclés par des sommets lointains et de se dire qu’on est à 3800 m d’altitude.

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Nous passons le col de Patapampa à 4950 m (le mont blanc sans effort ou presque) avant une longue descente de nuit vers Chivay, charmante petite ville animée avant l’entrée du Canyon. Nous bivouaquerons épuisés près des thermes de Calera et de son église à 3km du village.

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Dès les premières heures de la matinée (ouverture dès 4h du matin !) nous profiterons d’une eau à 38°C au pied d’une montagne.

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Nous y verrons pour la première fois des colibris !

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Les décorations de Noel sont toujours présentes.

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Après un déjeuner préparé par les mamitas sur le marché, nous prenons la route pour le Canyon. 

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Le Canyon del Colca est une série de profondes et sauvages vallées qui atteignent par endroit plus de 1200m de dénivelé et qui commence par le village de Chivay.

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Les péruviens prétendent qu’il est plus profond que celui du Colorado et avancent le chiffre de 3000 m. Evidemment, pour en arriver là, ils calculent la hauteur du sommet de la montagne la plus élevée en face. Il est dominé par les neiges éternelles des volcans. Au fond, coule la Colca, tandis que les versants sont couverts de terrasses ou andenes Incas et pré-incas harmonieusement dessinées et sculptées dans les sites les plus escarpés et pour la plupart toujours exploitées par les paysans.  

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Epoustouflant de se retrouver ainsi devant des réalisations humaines aussi gigantesques, œuvres des Indiens Colluhuas, une civilisation de 1000 ans plus ancienne encore que celle des Incas ! Ce paysage est fascinant et en fait un lieu unique.

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14 villages jalonnent les 60 km du Canyon. Ils ont tous été construits par les espagnols. Et cela pour quatre raisons : contrôler les Indiens, les convertir plus facilement  au catholicisme, les contraindre à payer des impôts, et avoir de la main-d’œuvre pour le travail des mines. Le premier d’entre eux est Yanque, village pauvre possédant une église à façade coloniale où nous ferons la connaissance de Yeni et de sa famille.

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Cette rencontre se fera par hasard en cherchant un jeune couple Lili et Arturo sur la place du village. Ils tenaient un lodge où nos amis les Thille avaient séjournés l’an passé. Mais ils sont partis à Lima. Renzo, le fils de Yeni, 10 ans les connaissaient très bien et nous emmènent directement chez lui. Nous sommes accueillis comme des amis : le mot est faible. Elle tient un petit restaurant dans sa maison située dans une rue derrière l’église. Renzo se propose d’être notre guide dans les ruines de Uyu Uyu, petit village Inca situé sur les hauteurs. Il est tout excité de monter dans notre camping-car et dit bonjour à tous ses copains….

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Nous finirons notre ballade aux thermes seulement pour les enfants car le temps n’est pas propice à la baignade. Une petite pluie fine nous accompagne depuis le début d’après-midi.

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Nous serons invités à stationner devant chez Yeni et à partager leur repas. Matis fera des pop-corns et Nath des crèpes.

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Nous passerons la soirée à discuter et serons même rejoints par un jeune américain de 24 ans qui séjourné à Yanque pour une durée de 24 mois. Il s’agit d’un programme d’échange entre les états Unis et le Pérou. Il parle un espagnol impeccable et pratiquement sans accent !! Ce qui est quand même assez exceptionnel pour nos amis américains ! Le mari de Yeni rentre très tard le soir car il travaille dans un hôtel luxueux de la vallée. Il est passionné de musique française et nous échangerons nos CD. Evan est ravi et apprend ses premiers mots d’espagnol car Renzo a un petit frère de 5 ans : Leandro. Il répète en boucle « Quieres jugar con migo ? », etc.

 

Le lendemain matin, nous nous réveillons à l’aube car il ne faut pas rater le spectacle de Renzo qui danse sur la place du village de 6h à 7h avec ses camarades de classe afin de récolter quelques soles et se rendre à un jour à Cuzco.

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Sur la route, nous retrouvons nos amis Michel et Odile  en Land Cellule. Ils n’ont vu aucun Condor sauf un de loin lors d’une promenade aux geysers.

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 Nous passerons les deux prochains jours à Cruz del Condor à observer et attendre de longues heures l’arrivée du seigneur des lieux.

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Malheureusement toutes les après-midi et nuits sont pluvieuses. Mais peu importe, nous aurons la chance de l’apercevoir tournoyant au-dessus de nos têtes souvent une fois les dizaines de touristes partis car les tours débarquent de 8h à 10h (soi-disant l’heure la plus propice pour les observer) et nous laissent le champ libre ensuite. Ils se montreront le plus souvent entre 10h 30 et 12h30 !!

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Les jeunes sont plutot de couleurs marrons, tandis que les males adultes sont nettement noirs avec la colerette blanche bien reconnaissable.

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De nombreux aigles sont également de la partie, tout ceci virevoltant au dessus de nos têtes.

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Un petit veau tamponné d'une célèbre marque, vous ne trouvez pas ?

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De retour à Yanque, nous ferons la connaissance du reste de la famille et visiterons même sa prochaine maison à quelques mètres du village. Après une partie de pêche mémorable avec Dante qui a son jour de repos le dimanche, nous reviendrons sans cuillère et sans poissons. Sa femme nous racontera en douce que c’était la première fois pour lui…. Nous aurons du mal à les quitter tant leur hospitalité nous a touché. Nous apprendrons des tas d’histoires sur le village, les croyances, les esprits qui hantent le canyon. Chaque année, tous les villageois habitant sur le versant de la montagne Sabacaya qui culmine à 5976m doivent aller entretenir pendant 3 jours le réseau d’irrigation qui leur permet d’arroser toutes leurs cultures pendant le reste de l’année. Celui qui ne le fait pas n’a pas d’eau ! C’est la représentation parfaite de l’esprit communautaire des péruviens. Seul je ne peux rien faire, si tu m’aides, je t’aide. PEROU156.jpg

Une petite visite du camping car s'imposait naturellement et la soeur de Yeni qui vit à Arequipa a bien l'intention d'en acheter un....

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Nous terminerons ce séjour par un petit tour de cheval autour de la place principale pour Evan qui en rêvait et, proposé par la voisine de Yéni contre petite rétribution…..

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Renzo qui rentre d’une réunion de Chivay nous fera même une démonstration en costume du dimanche !

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Afin de nous rendre à Cuzco nous rebroussons chemin jusqu’à Juliaca  où nous nous verrons refuser le plein de notre bouteille de gaz par le gardien  l’usine Llamagas : «  Nous ne vendons qu’à nos clients réguliers » ! Un peu colère, nous ferons ensuite notre première rencontre avec la  police péruvienne…. En effet, Fred, un peu moins stressé en ville depuis la traversée de La Paz, n’a pas vu le gendarme sur la gauche du carrefour qui fait office de feu rouge avec ses bras alors que le feu était au vert ! Il s’en suit une discussion acharnée sur le montant exhorbitant de l’amende (480 soles ! ) puis  il nous sort son livret avec son article de loi. Nous lui expliquons que nous sommes de simples touristes et que nous n’avons pas ce genre de pratique en France. Nous lui racontons nos malheurs pour le gaz ce qui semble l’attendrir et Fred promet de ne plus jamais recommencer. Ouf, nous avons eu chaud ! Juliaca est décidément une ville à éviter sauf pour ses énormes empanadas con carne que nous avons trouvé délicieuses et à un prix défiant toute concurrence : 1 NS.

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Sans attendre nous rejoignons Cuzco et son camping Quinta Lala tenu par une certaine Milagro….

DE POTOSI A LA PAZ ET COPACABANA....

Posté le :01/01/2011

 

La route pour Potosi depuis Uyuni sera une alternance de piste et de goudron mais les paysages sont tout aussi magnifiques, passant de paysages désertiques à d’autres beaucoup plus verdoyants. Les montagnes travaillées en terrasse par l’homme puis abandonnées jalonnent notre parcours.

Notre arrivée à Potosi, ville coloniale au style baroque sera des plus remarquées par la population locale et le dépaysement est total.

Cette ville, dont le nom « Potojsi » en Quechua signifie « Tonnerre » est néanmoins très attachante car elle  est l’un des plus pathétiques témoignage sur l’histoire humaine…

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En 1544 , Hualpa un indien de l’altiplano savait-il ce qu’il allait déclencher, lorsqu’ il révéla à un des nombreux aventuriers espagnols de l’époque de Pizarro l’existence du « Sumaj Orcko » (la plus belle montagne en Quechua) dont coule de la terre un métal coulant ?

Elle se révéla être une mine d’argent si fabuleuse que la ville sera élevée au rang de ville  impériale. Exploitée pendant 3 siècles, la mine aurait produit suffisamment pour paver d’argent une route à deux voies jusqu’à Madrid ! Les espagnols surnommèrent à juste titre le Cerro Rico (4 824 m), la colline riche. Il y eut jusqu’à 10 000 galeries dans la mine et plusieurs milliers d’entrées. A la fin du XVIè siècle et 160 000 habitants, Potosi était plus importante que Paris et Londres. La ville se couvre de superbes édifices coloniaux et d’églises mais les indiens payèrent très cher l’enrichissement de l’Europe. On dit que la quantité d'argent extraite des mines de Potosi suffirait à construire un pont au-dessus de l'Atlantique pour relier Potosì à la péninsule Ibérique, mais les ossements de mineurs morts dans des accidents y suffiraient également. 6 millions d’indiens Aymaras, Quichuas ainsi que des Noirs importés d’Afrique par le biais du commerce triangulaire y périrent d’épuisement ou à cause de problèmes respiratoires dus à la poussière dans les mines ou encore lorsqu'ils restent bloqués dans celles-ci après un éboulement. Et après on dit que l’argent n’a pas d’odeur …. (mais le monde sent mauvais comme dirait notre MC Solar …..)  La « mita » était le travail forcé (et gratuit !) par alternance dans les mines, dans des conditions épouvantables.

 

Comme nourriture, les indiens n’avaient que les feuilles de coca (vendues par les responsables des mines, en plus !). Pourtant, dès le XVIIIème, les filons s’épuisent et les habitants fuient vers d’autres villes. Mais la découverte et l’exploitation de l’étain (le métal du diable) relancera l’économie de la ville avant de retomber de nouveau. Elle  reste pourtant la ville d’importance la plus haute du monde à environ 4000 m d’altitude.  A ce jour, les mineurs travaillent toujours dans la mine dans des conditions qui ne se sont guère améliorées. On peut d’ailleurs la visiter. Nous avons passé quelques jours à faire les différents marchés tous très pittoresques.... On y trouve absolument de tout !

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Le marché de Noel a un charme fou et nous y trouverons notre bonheur pour décorer notre Goliath. 

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Notre route se poursuivra vers Sucre, capitale constitutionnelle du pays. La cité blanche est le bijou de l’art baroque de l’Amérique latine. A 2790 m d’altitude, après les rigueurs de l’altiplano, nous apprécions la douceur du climat.

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Nous ne parviendrons cependant pas jusqu’au Mirador de la Recoleta tant la circulation est dense et le stress nous gagne très rapidement. Les boliviens qui claxonnent en permanence n’apprécient pas la taille impressionnante de Goliath et on nous fait même signe que nous sommes trop gros pour circuler ici ! Nous stationnons quelques heures autour de la plaza 25 de Mayo où les sapins et autres décorations de Nöel vont la joie des enfants !  

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Ne pouvant bivouaquer sur le parking de l’hôtel que nous avions noté car le prix est largement exagéré, nous finirons à la sortie de la ville autour d’un petit rond-point en face d’une entreprise de travaux publics.  

Le lendemain matin, nous sortirons saluer le patron pour le remercier de nous avoir autorisés à dormir devant chez lui. Encore une fois, nous tomberons sur une personne charmante qui nous explique qu’il nous a surveillés à l’aide de sa vidéo surveillance au cas où nous aurions un problème !

De retour à Potosi, nous poursuivrons notre route afin de passer la nuit au bord d’un cratère volcanique : El ojo del Indio à Tarampaya. Endroit féérique où l’on se baigne dans une eau fumante à 35°C…. 

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D’ailleurs, les canards y pataugent allègrement.

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Nous ferons la connaissance d’un couple allemand très sympathique et comme d’habitude nous échangerons de nombreuses informations entre voyageurs. Nous y passerons deux nuits mais le réveil est matinal car à 7H30 du matin, les habitants du village débarquent entassés dans les voitures pour y laver leur linge à la sortie de la lagune…. (pas de photos car les boliviens détestent qu'on les photographie et peuvent etre très agressifs...). La baignade matinale est la plus apréciable de part la différence de température....

 

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Une fois le jour levé, le paysage est tout aussi grandiose.

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Il en découle une eau savonneuse à souhait que nous retrouverons au bas de la montagne…. Pollution est un mot complètement ignoré en Bolivie pour l’instant et les poubelles et stock de plastiques sont parfois fort bien cachés. En se promenant en haut de la montagne pour y faire quelques photos on découvre une décharge.

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Quelques bouteilles de verre dont la bière, coca sont cependant recyclables, on y viendra certainement petit à petit mais le plastique reste la source de pollution principale. Un gros effort d’éducation nous parait indispensable car les enfants jettent à leur pied leur canette, gobelet plastique, etc. sous le nez des parents sous une indifférence totale.

La route pour la Paz nous fera passer par des endroits tous plus pittoresques les uns que les autres. Toujours ces memes montagnes cultivées en terrasse à une altitude incroyable.

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 Mais le plus marquant reste cette route de l’altiplano où des dizaines d’enfants de tous âges font la manche avec leur casquette sur le bord des routes ou encore nous saluent mais plus rarement....

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Ils nous jettent leurs casquettes en signe de rage ou bien encore nous menace de jeter une pierre. Nous serons carrément assaillis au péage, certains s’agrippant même à nos rétro viseurs ! Nous touchons de plus près la pauvreté car rien aux alentours ne justifie la présence de l’homme, et pourtant…..

Notre arrivée à El Alto, le «bario » ou banlieue incontournable pour l’entrée à la Paz restera mémorable.

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Nous mettrons plus de 3 h pour entamer enfin notre descente sur la ville dans un chaos urbain des plus bariolés, bruyants et mouvementés qui soient. Les gens montent et descendent des taxis-colectivos plus vites que nous…. Une grande majorité de la population indienne pauvre y réside. Nous sommes littéralement dépaysés. On nous avait pourtant prévenus de ne pas arriver de jour mais bon on ne choisit pas toujours.

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Les gens descendent et montent des taxis collectifs bien plus vite que nous avançons. 

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La population nous dévisage sans cesse ce qui nous met parfois mal à l'aise...

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La traversée de la Paz est aussi un souvenir marquant pour atteindre l’hôtel Oberland dans le quartier Sud assez chic près de la vallée de la Lune.

 

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En effet, La Paz, capitale la plus haute du monde s’étale de 4100 à 3000 m encaissée dans un immense canyon. Curieusement, c’est la seule ville de la planète où les riches, au lieu d’être en haut de la ville, résident tout en bas (et les pauvres tout en haut !). Cela étant dû, bien sûr aux conditions climatiques (1000 m de dénivelée en haute montagne, sur le plan climatique, ça compte !). La Paz possède un cadre naturel de toute beauté. Entourée d’une centaine de pics enneigés de plus de 5000 m et dominée par la figure du colosse, le volcan Illimani.

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Nous sommes le 24 décembre et préparons activement la décoration de Goliath afin d’accueillir comme il se doit : le Père Noël. D’autant plus qu’Evan a promis en échange d’une conduite sur le salar de laisser sa sucette au Père Noel et c’est un évènement !

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Nous ferons rapidement la connaissance d’un couple de français en Land Rover Michel et sa femme. Ils sont ravis comme nous de pouvoir parler français car  nous n’en avons pas croisés beaucoup. Mais ils doivent repartir rapidement pour réparer leur ordinateur tombé en panne. Nous nous recroiserons surement plus tard. 

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Evan est aux anges et appréciera le Panetone (buche de Noel locale !)

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Le lendemain nous visiterons la Paz et son Micro Collectif....

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Nous gouterons aux spécialités locales et notamment leurs nombreux jus de fruits...

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Chaque rue a ses spécialités : fruits, mariage, lumière, boulons, etc.

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Les églises bordent les rues commerçantes où nous y dégoterons de délieucieuses confitures faites maison.

 

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Les étalages sont très jolis et parfaitement en équilibre !

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Les batons de cannelle et autres épices sont très appétissants et Evan se régale tout autant que les mamitas à payer en Bolivianos. Elles adorent les enfants.

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Nous finirons notre ballade par la rue commerçante des sorcières et des tissus et autres souvenirs.

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La place San Francisco où nous prenons le collectivo pour rentrer à notre camping. 

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A Oberland, les enfants s'éclatent à jouer au Volley ainsi qu'au Jacuzzi et à la piscine. Tous les employés de l'hotel nous connaissent et sont très gentils car nous ne sommes pas très nombreux.

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Nous prenons l'habitude d'aller déjeuner dans la rue juste en face de l'hotel un Almuerzo (soupe + plat principal) pour 7 bolivianos soit un peu moins d'1 euro.

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Le lendemain de Noël, nous attendons comme d'habitude  mais le temps d'attente nous parait anormalement long... Pas un seul bus ne passe. Nous nous renseignons auprès du commerçant du coin et apprenons que les taxis sont en grève en raison d'une hausse brutale du carburant (du simple au double !). Nous réussissons malgré tout à en trouver un mais les prix ont également doublés ! Le soir, nous serons obligés de prendre un taxi à un prix durement négocié. Des allemands rencontrés sur le salar nous rejoignent et nous annonce que de grosses manifestations s'annoncent pour le jeudi avec un risque que La Paz soit bloquée. Nous ne savons que faire car rien ne laisse présagé un tel évènement. Nous nous plaisons dans cette ville, d'autant plus que nous sommes invités à manger chez un commerçant français rencontré le jour même et qui ne nous angoisse pas vraiment. Il tient une boutique El Inca  rue : Calle Linares 997. Il fabrique lui-même son artisanat qui sort un peu de l'ordinaire des autres magasins.

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Après nous être renseigné auprès de l'hotel qui confirme effectivement une importante manifestation, nous nous décommandons avec grand regret  de notre ami français Olivier et décidons de quitter la ville précipitamment.

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Bien sûr, nous nous perdons.... Nous demandons aux policiers la direction de l'autoroute et arrivés à l'entrée, elle est bloquée par les policiers !!!! Ils semblent de pas savoir communiquer entre eux.... Ils nous renvoient sur l'ancien chemin qui mène à El Alto et comme nous le craignons, de nombreux barrages nous empêchent de passer, des pneus brulent et des pierres sont étalées sur la route.

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Nous décidons d'attendre quelques heures après avoir discuter avec la population locale mais les  avis divergent et le ton monte. Les manifestants qui étaient jusqu'à présent de l'autre côté du grillage se font charger par la police, ceux qui essaient de forcer le barrage se font lancer des pierres y compris sur une petite fille qui défend le camion de son père dont le pare brise vient d'éclater. La police nous indique un autre passage par El Faro pour sortir de ce guêpier et nous voilà repartis dans l'autre sens.... Nous parviendrons à sortir de la ville à la tombée de la nuit dans des pentes vertigineuses où surtout nous prions pour que personne ne s'arrête car sinon nous ne repartons pas....

A la nuit venue, nous demandons à stationner dans une station service avec l'intention de repartir à la première heure. A notre réveil, le jour n'est pas encore levé mais le silence nous inquiète. D'habitude, nos nuits dans les stations services ne sont pas aussi calmes.... et le bruit de la circulation nous réveille systématiquement......

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Effectivement,  les rues sont bloquées et le patron de la station service nous conseille fortement d'attendre.....

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Nous passerons la journée à jouer avec les enfants du quartier et Fred leur apprendra à fabriquer les avions en papier... 

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Ils s'avèreront très doués.

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sous l'oeil bienveillant de leur maman.

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Malgré nos tentatives pour négocier avec les manifestants, nous préfèrons attendre et prendre la route vers 4h du matin où normalement tout le monde est parti dormir. En effet dès 20h la circulation reprend de bon train mais nous partirons en pleine nuit sans encombre, la route est dégagée mais jonchée de pièrres. 

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Nous aurons droit à un magnifique coucher de soleil.

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Et même à une photo autorisée de l'employé de la stations jouant au babyfoot ! Exceptionnel !  Nous lui offrirons d'ailleurs la photo, moment émouvant . (nous avons une petite imprimante portable.)

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Nous arrivons au lever du jour pour embarquer en direction de Copacabana. Ce lac est mythique pour nous (Tintin et le temple du soleil).   

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Nous sommes un peu inquiets en voyant les embarcations mais vite rassurés en croisant un poids lourd traversant la rive dans l'autre sens. 

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Nous voilà partis après avoir pris la précaution de demander le prix : 60 bolivianos. Le jour est levé à notre arrivée.

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A notre grande surprise, le gérant qui semblait si sympathique nous explique que le tarif ayant augmenté à cause du pétrole, il nous réclame 90 bolivianos. Il fait de même avec une voiture bolivienne à qui il demande 50 ! La colère monte et tout le monde se met à protester vigoureusement ! Je lui explique que son collègue nous a dit que c'était 60 et que c'était une honte de raqueter les gens ainsi. Nous finirons par payer 70 ! Mais la journée ne fait que commencer....

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Nous roulons en direction de Copacabana qui se situe une quarantaine de kilomètres plus loin.

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Ce lac est majestueux et nous sommes sous le charme.

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Nous arrivons à l'entrée et la ville et sommes stoppés par la police comme bien souvent à l'entrée des villes.... Je laisse Fred descendre seul, il arrive maintenant à se débrouiller en espagnol. Mais il revient quelques minutes plus tard me demandant de l'aide. Après contrôle des papiers et notamment les tickets de péages, les deux policiers nous expliquent d'une manière particulièrement agressive que nous avons déclaré notre chemin jusqu'à Uarina et non pas Copacabana et que pour cela nous devions nous acquiter de 10 bolivianos. Fred tend un billet de 20 et attend la monnaie.... Mais le policier le met dans la poche et nous demande de partir ! Nous nous fâchons , demandons un justificatif mais le ton monte. On nous jette un papier et on nous met littéralement dehors, il faut dire que nous bloquons le passage des autres voitures !

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Nous sommes tellement interloqués et un peu effrayés par leur attitude que nous reprenons la route sans broncher. Il faut dire que les derniers jours ont été un peu épuisants pour nous tous. Nous arrivons autour de la place principale où l'on bénie les véhicules mais comme il est de bonne heure la place est vide. Un policier nous indique le stationnement autorisé en bord de plage !!!!

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Nous ferons le tour de ce village très sympathique, nous arretant chez les commerçants pour y papoter un peu et raconter nos petits malheurs récents. Apparemment la pratique de ces policiers est connue de tous et desespèrent les commerçants qui ont bien conscience qu'ils vivent du tourisme et que ces pratiques leur causent énormément de tort !

La place s'anime et les véhicules se mettent à faire la queue pour la décoration de fleurs naturelles par les mamitas et la bénédiction à coup de bière ou de cidre !

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La cathédrale de style baroque recouverte de faience est splendide !

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Les couchers de soleil nous laissent sans voix... 

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Nous bivouaquons un peu plus loin le long du lac à l'abri des commerçants et de l'agitation des bars.

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Les mamitas viennent relever leur filet de pêche tous les matins accompagnées toujours de leur enfant en bas age.

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Nous passerons le jour de l'an sur cette plage à lancer des pétards et à boire du Spumante. Les plages sont très animées et particulièrement le 1er Janvier.

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Les enfants sympathiseront avec deux jeunes filles de 14 ans qui louent des pédalos et les aideront à travailler toute la journée.

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Ils auront droit à un tour en fin d'après midi... en récompense.

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Après plusieurs jours passés dans cet endroit de rêve, nous décidons de quitter le pays car d'autres manifestations sont annoncées après le week end.

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Nous quittons à regret ce pays qui nous a réellement séduit malgré le côté un peu sauvage ou timide, on ne sait pas vraiment de la population.

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Le Sud Lipiez et Le Salar d'Uyuni

Posté le :26/12/2010

Calama, dernière ville chilienne où nous ferons le change de nos premiers bolivaros après de âpres négociations et nos courses au grand supermarché El Mollo. Nous ferons une rencontre surprenante avec un couple de français qui nous raconte s’être fait voler leur camping-car à Vina del Mar dans un parking non gardé !!!!! Ils ont eu la chance de le retrouver 2 semaines après à la frontière bolivienne….. mais entièrement vide excepté la caisse à Ca…. !!!!! Ils nous mettent donc en garde et nous laissent sans voix par leur bonne humeur apparente car aujourd’hui ils en rigolent et attendent depuis 3 semaines des pièces de France et veulent clairement poursuivre leur voyage (ils sont à la retraite). Nous passerons la nuit comme à notre habitude dans une station-service afin de mettre à jour le site.

Notre route tant redoutée pour Uyuni et le sud Lipiez se déroule sans encombre et sous un soleil radieux jusqu’à la frontière bolivienne : Ollague. Matis tenait absolument à faire une halte à Chiu Chiu pour y visiter l’église bâtie entièrement en bois de cactus ! Effectivement elle est très belle dans toute sa simplicité.

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Malgré la mauvaise piste nous aurons un festival de volcans dont le volcan Puruna en activité et le salar d'Ascotan.

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C’est une région minière et la présence de la voie ferrée est omniprésente.

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Nous nous soumettrons comme d’habitude à la fastidieuse tâche des papiers pour passer la frontière en nous délestant de quelques pesos boliviens (30 pesos pour les 2 adultes et 3 dollars pour le véhicule).  Nous obtenons une entrée pour 90 j, chose assez rare apparemment.

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Nous arrivons en fin d’après-midi à Uyuni où nous passerons la nuit devant l’hôtel Tonito et la caserne militaire.  

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 Nous y dégusterons d’excellentes pizzas. L’intérieur de l’hotel et son restaurant est absolument charmant et vaut vraiment le détour. Après une bonne nuit réveillés par le clairon, c’est jour de marché : le temps de quelques courses, quelques photos avec les mamitas et nous voilà partis pour le Salar sous un soleil de plomb.

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Accessible après plusieurs heures de piste dans un désert des sables dont la seule végétation consiste en de rares et chétives touffes d'herbes, le Salar d'Uyuni est unique au monde : il s'agit d'une plaque de sel de 12 000 kilomètres carrés (la surface de l'Ile-de-France !), d'une épaisseur de plus de 10 mètres. Il en rayonne une lumière aveuglante au milieu d'un silence total, toute présence végétale ou animale étant, bien sûr, impossible. Parsemé de petites îles rocheuses, le Salar est perché à 3 653 mètres d'altitude, au sud de l'Altiplano andin. Des vents violents et très froids y font descendre les températures jusqu'à - 30, - 40 °C. C'est l'harto frio (le «froid extrême») tant redouté des Boliviens. L'homme peine à trouver sa place ici et les activités sont rares aux alentours.

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La première halte est l’hôtel de sel qui commence vraiment à fatiguer…. Le toit est en mauvais état. Mais l’alternative est déjà en route et de nombreux hôtels plus luxueux sont déjà en construction un peu partout…. Ensuite nous arrivons à l’ile Incahuasi beaucoup trop peuplée de touristes à notre gout.

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Les enfants prennent leur première leçon de conduite avec grand succès !

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Evan acceptera de donner sa sucette au Père Noel contre 15 km sur le salar ....

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Un chauffeur de 4/4 nous indique la Isla del Pescado : 20 km plus loin complètement déserte. Nous y passerons quelques jours bien paisibles. Les journées sont très chaudes par contre le vent se lève violemment vers 18h pour souffler toute la nuit jusqu’au petit matin. Les nuits sont donc très fraiches mais la beauté des paysages sous la pleine lune nous motive à quelques photos de nuits.

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Quel beau décor pour construite un chateau de Playmobil

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Nous quitterons ce magnifique Salar d’Uyuni, merveille de la nature, avec l’espoir d’y revenir un jour…..

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De retour à Uyuni , nous ferons une grande toilette à Goliath qui est crépi de sel…..

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En quittant la ville Fred trouve son prochain camping car à retaper , quel programme!

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De plus en plus haut jusqu'aux étoiles !

Posté le :15/12/2010

Après quelques jours passés sur la route 38 sous une chaleur écrasante (35-40°C !), aucun lac à l’horizon pour bivouaquer, des nuits dans les stations-services locales souvent très miteux, bruyants, et notre frigo qui ne fonctionne toujours pas …. Bref nous ne gardons pas de souvenirs impérissables de cette route (La Rioja, San Fernando del Valle de Catamarca).

Nous prenons la bifurcation 307 après Monteros et la végétation change littéralement , nous traversons une forêt tropicale à la nature exubérante !!! Elle s’explique par des pluies très abondantes et la route est souvent noyée sous les eaux, bloquée parfois pendant presque une semaine.

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Nous prenons de l’altitude et croyons même notre dernière heure arrivée….

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Cela nous fait carément du bien un peu de fraicheur et ces derniers jours passés sous cette chaleur écrasante car nous n’avons pas la clim dans le camion. Nous arrivons à la statue de l’inca juste le temps de visiter le petit marché artisanal à 963 mètres d’altitude.

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Nous avons repéré sur la carte le lac d’El Mollar dont nous rêvons depuis plusieurs jours…. 

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Nous déjeunerons pas tout à fait au bord du lac mais avec un vue splendide…. 

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Nous passerons le col de l’infernillo à 3040 m traversé pour la première fois par un espagnol qui revenait du Pérou. Nous avons une vue de la vallée calchaquies habitée par indiens Tafi.

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Après avoir traversée une vallée de Cardones , nous ferons une halte à l’observatoire des étoiles d’Ampimpa  à quelques kilomètres du village d’Amaicha del Valle. Nous ne trouvons que le personnel de table qui ne pourra pas nous renseigner précisément nous expliquant que de toute façon l’observatoire n’est ouvert que pour les gens qui louent les cabanas pour la nuit.

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Nous arriverons aux ruines de Quilmes en fin d’après-midi par la route 40. Fred comme chacun le sait, passionné de ruines ne tiendra pas jusqu’au lendemain et voudra à tout prix entrer. Le soleil n’étant pas à mon avantage pour les photos, j’aurai fait mon possible. Nous serons accueillis par un guide très sympathique et passionné par ses origines étant un des rares descendants des Quilmes.

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Les Quilmes ont obtenu le changement d’appellation en « site sacré des Quilmes » en raison du sang versé et du nombre de morts. En effet, les Quilmes ont résisté pendant 130 ans aux assauts des espagnols !!! On a du mal à imaginer que ces ruines perchées à 1900 m d’altitude au creux de la vallée de Yokavil fondées au IXè siècle s’étendaient sur près de 130 Ha…  à perte de vue dans un décor de roches et de cardons géants. Ici vécurent jusqu’à 5000 personnes. 

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Il faut dire que la citée a été restaurée par l’armée  à des fins touristiques…. D’où cette grande allée centrale creusée en plein milieu de la cité !!!

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Les demeures des Quilmes étaient semi-enterrées de forme rectangulaire pour résister aux vents froids de la vallée. Elles étaient recouvertes de bois de cardon (cactus géant) mais avec un espace ouvert afin d’y capter la lumière et y faire du feu.

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La circulation entre les habitations se faisait sur le haut des murs au niveau du toit. D’autres édifices circulaires étaient réservés aux vivres.

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Les Quilmes maitrisaient la technique d’irrigation et pouvaient ainsi cultiver pomme de terre et céréales. Ils élevaient des lamas.

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Le chef ou cacique habitait au creux de la vallée et deux forteresses surplombaient la vallée. La réputation de vaillants guerriers insoumis (ils ne possédaient pas d’armée) leur permis de résister à deux attaques successives des incas en 1480 mais le guide l’appellera  « l’invasion culturelle » puis celle des conquistadors espagnols en 1535. En 1664 il ne reste plus que 2000 indiens qui seront exilés à pied en direction de Buenos Aires dans un quartier qui porte désormais leur nom. La plupart mourut en chemin et seulement 300 arrivèrent à bon port ! Les quelques survivants refusèrent d’avoir des enfants s’ils devaient être esclaves. Aujourd’hui autour de  l’ancienne cité vivent à nouveau des descendants de Quilmes éparpillés en une douzaine communauté chacune dirigée par un cacique (chef) dont le rôle est consultatif et qui se réunissent en un conseil afin de prendre les décisions pour l’ensemble de la vallée.

Nous bivouaquerons après avoir demandé l’autorisation à l’entrée de la cité où nous ferons la rencontre d’un couple suisse – allemand faisant le périple en vélo.

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Nous croiserons un beau spécimen d'araignée....

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CAFAYATE : charmante petite ville dominée par une place centrale où nous rencontrerons de nombreux français. Nous nous installons au camping municipal Luz y Fuerza accueillie chaleureusement par une charmante dame et son petit-fils de 5 ans avec qui, Evan, ne tardera pas à sympatiser.

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Elle nous ouvrira l’immense piscine  étant à peine en train de se remplir à la plus grande joie des enfants et nous aussi d’ailleurs.

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Bref un séjour très agréable et pour un prix dérisoire : 20 pesos par jour (4 euros)! Nous avions réellement besoin de nous poser quelques jours, la route étant très fatigante pour tous même si nous parcourons de somptueux paysages. Barbecue avec de bonnes entrecôtes,

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rencontres avec d’autres voyageurs et même un suisse qui a acheté le camion Mercedès des belges  « ballade à quatre » qui,  pour ceux qui nous connaissent bien, nous a fait rêver pendant nos longs mois passés à l’hôpital ! Grande émotion ! Sans les autocollants et avec une plaque suisse, nous avions du mal à le reconnaitre. Malheureusement il sera parti le lendemain avant que nous ayons pu prendre une photo.

Après avoir consulté le lien Am Sud et Olivier (copain rencontré aux baleines qui voyage avec sa famille depuis plusieurs années), obtenu comme d’habitude de nombreux conseils, Fred se lance dans le ramonage de notre conduit de cheminée du frigo ! En effet, les bouteilles de gaz étant un mélange Propane/Butane, les conduits s’encrassent très vite. Et miracle après 12 h, le frigo remarche ! Merci encore à tous !

 

La route de las Quebrada de las Conchas est absolument époustouflante ! C’est une des plus belles que nous ayons vu depuis le début de notre voyage ! Elle s’étend de la Punilla à Alemania sur une cinquantaine de kilomètres. Le travail de la sédimentation et de l’érosion a accompli des merveilles.

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Le contraste de l’ocre gris au rouge le plus vif frappe l’œil.

 

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Décors déchirés et multicolores.

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Emerveillement des yeux.

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Les formations rocheuses se succèdent, les plus marquantes affublées d’un surnom :

L’amphithéatre,

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Les gorges du diable, 

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Notre route nous conduit ensuite à Salta. On nous confirmera au centre d’information touristique que le camping municipal est fermé tout le mois de décembre. Après une recherche infructueuse au camping municipal de San Lorenzo (village alentour) nous finissons au camping indiqué (sur le lien encore une fois) Marupena à côté de La Isla. Effectivement nous sommes accueillis en pleine campagne, les odeurs, les mouches, les grillons qui chantent, on ne sait pas trop ??? (dixit la propriétaire) car le temps est orageux (voir vidéo). A notre grand soulagement les grillons se taisent à la tombée de la nuit mais une fête locale avec musique et chant à tue-tête prend le relais jusqu’au petit matin… Il pleut et nous décidons de prendre le bus qui ne passe que toutes les deux heures pour nous rendre dans le centre de Salta. Ville très animée en semaine mais carrément morte le dimanche.  Visite de la cathédrale en pleine messe. Le marché municipal n’ayant pas lieu le dimanche,  vers 14h et toujours sous la pluie, nous décidons de rejoindre le camping. Mais aucun arrêt de bus n’existe pour le fameux 7F de la ruta 26 !!! Même l’office de tourisme ne connait pas et nous avons bien dû demander à une vingtaine de personnes dans la rue qui chacun nous donnait un arrêt différent y compris les chauffeurs de bus !.  Bref la partie n’était pas gagnée mais nous finirons épuisés assis sur le trottoir au côté d’une marchande ambulante très sympathique, attendant le bus de 16h40. Tout à coup à 15h30 passe le 7F. Nous nous engouffrons dedans trop contents mais pas pour longtemps. Il s’arrêtera quelques mètres plus loin, il faut prendre le 7F mais avec le panneau ruta 26 ! Nous revenons nous installer sur le trottoir à la grande surprise de notre marchande ambulante mâchant de la coca. Nous lui achetons des cacahuettes, elle offre des bonbons à Evan pour qui elle a un coup de cœur. Nous discutons de sa ville qu’elle n’a jamais quittée, sa peur bleue des avions… Elle nous laissera un souvenir impérissable de Salta. La nuit suivante sera beaucoup plus calme.  Nous découvrons que l’eau chaude provient d’un chauffe-eau à bois, il faut donc attendre au moins une heure ! Le prix de 33 pesos par nuit nous parait un peu élevé comparativement au camping de Cafayate mais nous nous sentons en sécurité ce qui est le plus important.

Nous quittons le camping en direction de Salta afin d’y trouver un dentiste pour Enzo. Après quelques renseignements pris dans une pharmacie, nous trouvons un dentiste charmant et très patient qui accepte de soigner ses deux carries. Nous sortons de la ville et prenons la route pour San Antonio de los Cobres. Nous décidons de bivouaquer à l’entrée de la piste devant une charmante école au milieu de la montagne où nous prenons la peine, comme à notre habitude, d’obtenir la permission. Tout à coup à la tombée de la nuit, nous entendons un gros bruit sur Goliath. Fred bondit dehors et s’aperçoit qu’on vient de se prendre un  jet de cailloux. Tout à coup l’école devient silencieuse et tout le monde est convoqué. Ce sont deux frères garnements qui nous ont lancé ces cailloux …. Etant très en colère mais les maitresses tellement désolées disant que c’est une honte pour l’argentine…. nous rentrons au camping-car dépités sous les bonnes paroles de Fred : Qu’est-ce qu’on est con quand on est jeune !

La route du lendemain nous fera oublier très vite cette mauvaise expérience. C’est la fameuse route du train des nuages (Pub pour le café où le gringo passe sur un Viaduc,  vous vous souvenez ?). Nous reprenons de l’altitude jusqu’au pied du Viaduc de la Polverilla qui s’élève à 4200 m.

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Nous sommes 60 mètres plus bas et nous avons le souffle court dès que nous essayons de faire quelques pas. Enzo décide de monter jusqu’au Viaduc malgré nos recommandations.

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Mais n’en faisant qu’à sa tête cela lui vaudra une bonne migraine toute la soirée… Nous décidons au retour du village de San Antonio de los Cobres ; après avoir demandé si la piste était en bonne état au seul pompiste de la ville (Vaya tranquilo !) ; de poursuivre sur la route 40 afin de rejoindre las Salinas Grandes. 80km de tôle ondulée : bagatelle !

Il nous faudra plus de 5 heures à 15 km /h de moyenne pour en voir le bout, mais avec au beau milieu de nulle part un bivouac de rêve ! L’aventure, c’est l’aventure !

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On sera malgré tout un peu déçus en arrivant aux salinas qu'on ne peut car barrées et encore exploitées, nous ne ferons qu’une halte où s’arrêtent tous les 4x4 de touristes pour acheter quelques souvenirs, prendre quelques photos et gouter à l’eau saline.

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Nous  ferons la route jusqu’à Susques dans un paysage toujours aussi beau mais où la malchance nous poursuivra .

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Norma, la femme du chef de la police qui connait très bien Nicole (présidente de l’association Les enfants d’Atacama) vient de partir en Bus pour Jujuy une demi-heure avant notre arrivée. On nous indique l’adresse de son cousin afin de connaitre la date de son retour mais il reste introuvable. Une dame faisant du stop nous confirme qu’elle a bien vu partir Norma dans le bus et quelle n’a pas pu le prendre car elle avait oublié des papiers. Mais malheureusement nous ne pouvons pas l’emmener.

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Nous entrons dans l’école de Susques où on essaie de trouver quelqu’un qui connaisse Nicole. On nous donne le nom de Robert et son adresse à deux pas de là. Mais sa femme nous dit qu’il est aussi parti par le bus à Jujuy et qu’il ne revient que demain soir. Le seul hic est que le lendemain est le dernier jour d’école avant lundi car c’est férié et nous sommes Mercredi. Nous nous renseignons malgré tout pour monter à l’école qui se trouve à deux heures de route auprès des services de police afin d’y passer la journée du lendemain. Mais le policier, après avoir vu notre véhicule nous confirmera comme d’ailleurs notre ami Christian qui s’y était rendu que la route est impraticable pour notre Goliath : sable, côte pentue et virages serrés. Nous sommes tous très déçus et ne savons que faire. Pas d’internet pour joindre Nicole, et nous regrettons de ne pas avoir mieux préparé notre arrivée dans ce petit village. Nous ne pensions pas que les gens se déplaçaient si souvent. Nous découvrons un Village avec une église charmante mais où les gens sont très méfiants. Nous voulons y passer la nuit sous les bons conseils de notre policier devant le gymnase. Enzo décide d’y entrer et fait une tentative pour jouer avec eux au football.

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Mais la barrière de la langue et l’attitude un peu sauvage de ces enfants ne permettra pas un contact facile malgré nos bonnes intentions. Un seul de ces enfants connait Nicole mais pas les autres. Devant leur curiosité, nous leur faisons visiter le camping-car, trois par trois. Mais les enfants prennent de plus en plus d’assurance et commence à sauter sur le marche-pied, toucher et même taper sur le camping-car. Juste en face de nous est stationné une citerne vide : les enfants la pousse à plusieurs en rigolant et grimpe dessus ! Nous terminons le repas et décidons d’aller dormir un peu plus loin à la station-service ; nous sommes désormais un peu méfiants devant la réaction de certains enfants….

Les 120 km suivants jusqu’à la frontière sont encore une fois à couper le souffle et nous atteignons les 4700 mètres d’altitude !

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Nous passons la frontière argentine avec des douaniers très bavards dont un qui adore l’histoire française et nous posent des questions sur Marie-Antoinette et son mari Louis ???? Sarkozi et Carla, Monte-Carlo, Nice, le Ritz bref tout y passe. Heureusement pour nous qu’ils sont sympas car Evan n’a pas son tampon de sortie de l’argentine du 27 novembre !!! Il fermera les yeux et nous tamponnera les passeports. Ouf nous aurions pu avoir de très gros problèmes ! Un peu plus loin nous nous renseignons sur la douane chilienne mais il s’agit de la douane argentine et on nous répond que c’est plus loin…

Nous voilà repartis au Chili en direction de San Pedro de Atacama, 150 km plus bas. Après 100 kilomètres nous commençons à nous inquiéter de n’avoir toujours pas trouvé la douane Chilienne. Nous croisons au bord d’une lagune un véhicule de touriste parlant anglais venant de San Pedro qui nous ne rien avoir vu avant ce village ! De plus en plus inquiets nous continuons notre route et croisons au milieu de nulle part une voiture de deux carabineros chiliens assis dans leur véhicule, ils écoutent de la musique. La douane se trouve à San Pedro de Atacama , 50 km plus bas. Ouf nous voilà rassurés ! La route descend effectivement  brutalement et nous serons obligés de nous arrêter afin de faire refroidir les freins. Les voies de ralentissement pour les camions sont tous les 300 mètres et à la vue des carcasses de camions et nombreuses croix on se dit qu’il y a eu surement beaucoup de morts….

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Arrivés au village, la douane chilienne est encore une fois très sympathique et nous laissera le yoghurt et le pot de crème après une hésitation….

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Le village est très touristique et très poussiéreux avec en son centre une petite place et un joli sapin de Noel.

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Nous aurons beaucoup de mal à  trouver un camping  qui puisse loger Goliath ! Bref nous en trouvons un (Los Perales) équipé d’un mur d’escalade : les enfants sautent de joie !

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Mais le prix du camping est prohibitif 14 000 pesos chiliens soit plus de 20 euros, sans pouvoir faire le plein d’eau (2000 pesos de plus)  ni électricité (encore plus cher pour se brancher) car tout est plus cher dans ce village ! Nous rencontrerons des français dont un en cyclo et nous échangerons de nombreux conseils car nous faisons le voyage à l’inverse de lui. Nous réservons pour Dimanche auprès de l’agence du français Alain Maury, l’observatoire des étoiles pour une présentation en Francais.

Nous occuperons les jours suivants à la visite des alentours dont les thermes de Puritama, véritable oasis en plein désert dans une eau à 33°C beaucoup moins chaude que les thermes de Los Pozones mais quand même bien agréable !

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Nous continuons notre ascension bien détendus pour passer la nuit sur le parking des Geysers del Tatio à 4400 m pour un lever à 5h30 !

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En effet c’est entre 6h et 7h que les geysers sont les plus visibles (il fait quand même - 3.5°C !).

 

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Ces jets de vapeur sont dus au contact entre le fleuve souterrain gelé et le magma volcanique d’El Tatio.

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Mais le jour se lève très vite et le décor change d’une manière radicale. 

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Les geysers sont toujours visibles mais moins spectaculaires bien sûr !

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Notre descente de l’autre côté de la montagne nous fera croiser le village de Machuca qui fut déserté puis repeuplé grâce aux différents projets de la municipalité de San Pedro. On peut y déguster des empanadas et brochettes de lama.

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Nous passerons l’après-midi à 62km de San Pedro sur le salar d’Atacama et sa laguna Chaxa peuplée de flamands roses dont 3 espèces sur 5 y sont représentées.

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Le flamanco Andino

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Le flamanco Chileno

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Le flamanco de James

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Ne voulant retourner au camping nous bivouaquons à quelques kilomètres de San Pedro au milieu de nulle part… Coordonnées GPS : S22 59 05.1 W68 11 58.5

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et beaucoup de mini tornades dont les enfants raffolent

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Les enfants travailleront le CNED toute la journée du lendemain, motivés par la soirée qui s’annonce et qu’ils attendent avec impatience depuis plusieurs jours : Observer les étoiles.

Nous suivons le bus de 16 francophones pour une soirée très instructive. Alain Maury est un astronome passionné et passionnant qui nous fera découvrir le ciel comme on ne l’a jamais vu : voie lactée, nébuleuses, lune, Orion, Sirius, Jupiter, Ama, etc.

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Ainsi se termine notre voyage au Chili, nous prenons la route pour la Bolivie et le Salar d’Uyuni où les connexions se feront rares. Aussi nous vous souhaitons à tous de joyeuses fêtes de Noel et du nouvel An.

SANTIAGO DU CHILI ET LE SOMMET DES AMERIQUES

Posté le :30/11/2010

A peine arrivés sur Santiago et son périphérique, nous comprenons très vite la folie de ses conducteurs… On se fait klaxonner, queue de poissons à tout va, engueulade, bref on a qu’une envie se sauver….

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Notre GPS n’ayant pas de carte du Chili, nous sommes vite perdus. Paradoxalement, à chaque fois que nous demandons notre chemin, nous avons droit à des explications très détaillés : drôle de paradoxe ?

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N’ayant aucun pied à terre et ne recherchant pas particulièrement à passer quelques jours dans cette métropole, nous irons au Cerro Santa Lucia afin d’avoir un point de vue sur la ville.

Avant l’arrivée des espagnols, elle s’appelait Huélen ce qui signifie maudit en langue Mapuche. La ville de Santiago, sera créée en 1541 par Pedro de Valdivia au pied de cette colline. Elle sera ensuite aménagée en 1871 en promenade publique.  Nous faisons trois fois le tour de la colline sans trouver aucun stationnement pour Goliath, on s’arrêtera finalement au pied  en espérant qu’on me laisse le temps d’y monter….

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La vue est absolument fantastique avec la cordillère en toile de fonds….

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Nous croiserons sur notre retour le palais présidentiel,

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le musée des beaux arts,

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En sortant de la ville toujours dans un trafic intense (il est environ 19h) et un bouchon de 3/4h pour sortir  de la ville avec Ecran LCD géant s’il vous plait, nous comprendrons qu’il s’agissait en fait d’un très grave accident de camion et de voiture….


 

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Cela ne nous étonne guère. Nous finirons la journée avec une bonne nouvelle: notre ordinateur qui voyait rose depuis plusieurs jours se remet de nouveau à fonctionner !

En fin d’après-midi la pollution est réellement visible et après un au-revoir  à Zidane, (décidément il est partout !) et aux gauchos chiliens sur le bord de l’autoroute, nous sortons soulagés de ce trafic tourmenté.

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Nous ferons une halte à Los Andes afin d’attaquer la cordillère au matin. Après une dernière vérification mécanique, nettoyage du filtre à air, nous voilà partis pour une ascension de 3000 m !

Quand nous voyons la file de camions et de poids lourds traversant cette route on se sent immédiatement  rassurés.

Nous nous arrêtons sur la route afin de faire une photo de ces 25 lacets sur une pente abrupte.

 

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Mais Goliath n’appréciera pas cet arrêt sur le bas-côté et s’engouffrera une pierre entre ses deux roues jumelées. Incroyable ! Pile poil la bonne taille ! Fred et Enzo démonteront la roue afin de ne pas tout arracher pendant que je prépare le déjeuner. Un des pneus est bien entamé mais pas crever et une des roues avant a un clou d’enfoncé….

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Nous reprenons la route jusqu’au tunnel de Cristo Redentor long de 3 km. Il doit son nom à une statue en bronze qui se dresse à 4200 m d’altitude  à sa sortie. Elle fut acheminée à dos de mules en pièces détachées, le tout pesant 350 t. Elle est le symbole de paix entre les deux pays après une longue période de conflits frontaliers.

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La route est en travaux et la douane chilienne a été regroupée avec celle Argentine, cela facilite les démarches. On passe donc du côté argentin sans aucune halte. Le parc de l’Aconcagua se situe un peu plus loin et nous choisissons d’y faire la balade d’1 kilomètre afin d’approcher le plus haut sommet des Amériques : 6960 m !

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Le passage de frontière se fera sans encombre mais cette fois c’est la douanière argentine qui fait du zèle et en inspectant le camping-car nous dit que les fruits et légumes sont interdits sur le territoire argentin….  Elle nous montre les tomates et nous dit : ESO NO ! et nous les laisse sur la table ….

Un peu plus loin se trouve le pont de l’Inca (2700 m). Curiosité de la nature. Ce son pont est une formation géologique de 47 m de long sur 20 m de large et 6 m d’épaisseur construite au fil des millénaires par les dépots de fer et de soufre d’où sa couleur jaune orangé. Cette formation naturelle a été ensuite exploitée par les Incas.

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Nous terminerons cette journée soulagés car personne n’a souffert de maux de tête dus à l’altitude, ce qui est de bonne augure pour la suite du voyage.

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Mendoza que nous ne ferons que traverser pour une halte à notre désormais bien-aimée la HSBC, est bien connue pour ses vignobles. Nous y verrons même des oliviers.

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Direction San Juan et sa Dique de Allum : retenue d’eau provenant de la fonte des glaciers qui a permis aux incas de rendre cette vallée fertile et qui contraste avec le désert aride des alentours ainsi que ses montagnes pelées , ses formations géologiques bizarres torturées par l’érosion. Ce lieu est très apprécié des habitants de San Juan qui viennent y faire du quad ou encore une petite baignade dans les eaux émeraudes du lac.

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Quelques kilomètres plus loin on tombera sur le sanctuaire de la Difunta Correa (Vallecito) , véritable lieu de culte pour tous les argentins.   

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 Cette femme morte de soif en recherchant désespérément son mari appelé à la guerre sera retrouvée par un passant, son bébé tétant son sein et toujours en vie : un vrai miracle. Nous nous interrogions depuis le début de notre voyage sur toutes ces petites cabanes sur le bord des routes accompagnées de dizaines, même parfois de centaines de bouteilles de plastiques. 

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 Ils viennent apporter à boire à cette pauvre femme.

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Au sanctuaire, les voyageurs viennent y laisser leur plaques d’immatriculation, courroie, volant ou tout autre objet divers et varié.

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Au bas de la colline, de nombreux marchands vendent des paquets de gâteaux (il faut aussi la nourrir) qu’ils iront déposer à son sommet là où est reconstituée sa statue et où on peut la toucher ainsi que la tête du bébé pour y faire un vœu. Nous croiserons des pèlerins qui viennent parfois de très loin…. Un peu comme chez nous on ferait le voyage de Compostelle.

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Les gens viennent en voiture, s’installent sur de petites chaises pliantes et regardent les gens passer sur le bord de la route.

 

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Ne pouvant dormir à cet endroit très pittoresque mais très bruyant (les quads tournent autour du camping-car et soulèvent une poussière incroyable), nous décidons de poursuivre notre route de nuit jusqu’à San Agustin de Valle Fertil. Nous aurons droit à un spectacle luminaire hallucinant, le ciel s’éclairant sur tout l’horizon d’éclairs d’abord orangés jusqu’au coucher du soleil puis jaunes blancs cachés derrière la barrière de nuages. Fascinant spectacle.

La mauvaise nouvelle est que notre frigo est en panne alors que nous avançons vers une température de plus en plus élevée au fur et à mesure de notre remontée vers le Nord. Il fait désormais en moyenne 30-35 °C. Et bien sûr comme vous ne l’avez surement pas oublié notre transfo 220V a grillé en début de voyage ce qui ne nous permet pas d’avoir la clim ! Comme tout ce qui est électronique, les prix sont largement plus élevés en Argentine, nous avons donc renoncé à en racheter un pour l’instant…..

Après une bonne nuit à la station AVA et une halte au Supermarché local, nous partons en direction du Parc Ischigualasto (terre morte en langue Quesha) ou plus communément appelé la Vallée de la Lune.

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Ce parc de 63 000 hect est le vestige d’un immense bassin sédimentaire de l’ère triasique (200 à 250 millions d’années) et du temps de son continent unique : la Pangée.  L’apparition de la cordillère des Andes il y a 65 millions d’années a fait surgir ces strates sédimentaires balayées par un climat extrême.  En été la température peut chuter de 60°C le jour à 10°C la nuit ! Les chercheurs du monde entier viennent chaque année en septembre car il suffit de se baisser pour y trouver des fossiles de dinosaures. A la différence des autres régions du monde où les strates triasiques sont enfouies à plus d’un kilomètre sous terre, l’ère triasique se lit ici comme un livre ouvert !

Notre première rencontre avec Zorro (Renard en Espagnol).

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La visite se fait par groupe de plusieurs voitures sous la direction d’un guide suivant un itinéraire obligatoire en cinq étapes soit au total un parcours de 40 km (3h) dans un décor à couper le souffle.

Dès la première étape, nous découvrons que le groupe n’est composé que de français excepté un italien qui parle parfaitement notre langue car il habite Cuneo non loin de la frontière.

1ère étape : la chenille (228 millions d’années). La couche supérieure témoigne d’un climat désormais aride, tandis que la couche inférieure contient des fossiles de fougères, trace d’un climat humide et tropical.

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Ce parc est particulièrement intéressant car il est un des seuls endroits au monde où toutes les étapes de l’ère triasique y est représentée avec ces 7 couleurs (gris : argile, rouge : fer, vert : carbonate de cuivre, jaune : souffre, bleu : cendre volcanique, etc).

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Nous atteignons ensuite la vallée de la lune (probablement un rio auparavant) prénommée ainsi de par sa ressemblance avec le sol lunaire.

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C’est une partie de l’ensemble du parc mais d’autant plus importante car c’est là qu’on a découvert la majorité des fossiles de dinosaure. L’explication est simple : le terrain argileux, donc imperméable, a permis de préserver les ossements. Le vent, la pluie, l’érosion ont fait le reste du travail permettant ainsi de faire apparaitre ces derniers sans jamais avoir à creuser !  Ce que les paléontologues se refusent toujours à faire aujourd’hui afin de préserver la beauté du site et on les comprend !

Puis vient le sphinx

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Nous traversons ensuite un champ de boules récoltées et rassemblées en un seul endroit car avant 2005 on pouvait se promener librement dans le parc mais les gens se servaient pour ramener des souvenirs !

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Ces boules entièrement façonnées par la nature probablement à quelques mètres sous terre le long de rivières souterraines. Elles apparaissent naturellement sous l’effet de l’érosion du temps.

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Le sous-marin : star du parc qui en a fait sa popularité du temps où les sous-marins avaient encore deux tourelles !

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Le champignon (il faut quand même avoir beaucoup d’imagination !)

 

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Notre guide préféré...

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Le parcours se poursuit jusqu’au pied de la Sierra de los Colorados qui s’étend sur 35 km de long et 230 m au plus haut. Les couleurs contrastent les unes par rapport aux autres, d’autant plus que la veille un gros orage comme il n’y en n’a pas eu depuis 2 ans accentue les contrastes. Panorama sublime !

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Sur le chemin du retour, Evan conduira Goliath avec une grande fierté ! 

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Nous finirons notre visite par le musée où quelques spécimens découverts sur le parc sont exposés. Nous ferons à notre grand regret l’impasse sur le canyon de Talampaya à quelques kilomètres de là car les prix ont littéralement flambés. Le guide Geo nous annonçait 40 pesos l’entrée du 1er : on a payé 70 chacun ! Talampaya étant un parc national donc géré par une société privée (comme tous les parcs nationaux de l’argentine) ; on doit d’abord s’acquitter de l’entrée du parc (30 pesos) pour ensuite payer de nouveau la visite guidée obligatoire dans un minibus : 70 pesos ! chacun  pour l’excursion la moins chère ! En discutant avec notre groupe de jeunes baroudeurs français, nous partageons tous le même sentiment : Nous vivons les dernières années  d’une destination qui fut jusqu’à présent avantageuse financièrement. L’alimentation subit une terrible inflation, nous avons même pu l’entendre à la télévision locale et le prix des courses et quasiment identique à la France, excepté la viande et le pain et le vin.

Matis a bien participé à cette séance photo sur le parc aussi je terminerai avec une photo de lui et un grand merci !

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L ARGENTINE - LE CHILI ET SES VOLCANS

Posté le :26/11/2010

Le temps de faire une pause à Puerto Montt afin de faire l’acquisition d’un nouvel appareil photo (les prix sont beaucoup plus élevés qu’en France et il n’y a pas beaucoup de choix mais quand on aime on ne compte pas il parait ?) et nous voilà repartis vers 19h pour faire le plein d’eau à une station service à environ 20 km de la ville. En rigolant Christian me dit : tu ne fais pas de photos avec ton nouvel appareil ? Ok je déballe mon paquet cadeau et SURPRISE ! il n’y a pas d’appareil dans la boite ! Horrifiée nous voilà repartis à toute allure vers Puerto Montt et la galerie Marchande. Heureusement les magasins ferment à 21h ! Nous y arrivons juste à temps et je demande le responsable. Il se confondra en excuse , il a cru que l’appareil que me montrait le vendeur était celui d’exposition !!!!! Soulagés nous repartons rejoindre les thille qui nous attendait à la station ! Compte tenu de l’heure nous y passerons la nuit. Avant de repasser en Argentine nous ferons une halte au parc National Vicente Perez Rosales afin d’apercevoir le volcan. Le torrent malgré le temps a tout de meme une belle couleur.

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Il pleut toute la journée ainsi que les jours suivants ce qui nous obligera à emprunter des pistes en travaux et très boueuses.

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Nous passerons la frontière du Chili/Argentine sans problème et de retour à Villa La Angostura sur les rives du le lac Nahuel Huapi . Nous resterons deux jours à la station YPF car il pleut toujours à torrent et notre prochaine destination est les 7 lacs avec de la piste. Les enfants travailleront leur CNED et nous mettrons le site à jour. Nous y retrouvons les thille pour une dernière soirée ensemble car nos routes se sépareront ici.

Nous profitons enfin d’une acalmie météo et de prévisions plus clémentes dans les prochains jours pour nous lancer sur la piste des 7 lacs. Mais les pluies fortes ont rendu la piste très boueuse, le ciel restant très bas, cette route ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

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La piste serpente dans la forêt et la vue sur les lacs est très rare. Nous ferons une pause déjeuner près du Lac Falkner, seul endroit que nous ayons trouvé qui soit en bordure de lac mais très sale.

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Nous croiserons de nombreux vététistes principalement féminins ce qui étonnera fortement la gente masculine du camping car…

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 Nous arrivons plus vite que prévu sur San Martin de los Andes, petit village bien sympathique, petite sœur de Bariloche de par ses constructions en bois et son côté un peu huppé.

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Sa mairie et ses commerces...

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Nous y passerons la fin de l‘après midi après avoir laissé notre pile de linge à un Laverap et laissé les enfants jouer sur la place San Martin et sa jolie fontaine.

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Les terres patagones sont derrière nous. Après une nuit tranquille passée au bord du lago Lacar, nous voilà repartis en direction du Chili à travers le parc Lanin d’où culmine le magnifique Volcan du même nom recouvert de neiges et de glaces éternelles (3 774 m). La route est bien asphaltée mais nous fera traverser deux ponts de bois pas très rassurants pour notre Goliath.

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Ce parc de 412 000 hect est bordé d’immenses forêts de lengas, de coihues majestueux et de mes préférés les araucarias ou Puehé ou encore prénommé le désespoir des singes….

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Cet arbre dont sont extraits les pignons, étaient la base principale de la nourriture des Pehuenches. L'écorce et ses fissures sont proportionelles à la taille et à leur âge...

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Parfois les paysages sont désertiques soit abimés par la coulée de lave du volcan ou tout simplement un incendie...

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Nous trouverons un bivouac à 3 km de la frontière au bord du lac Tromen après avoir passé un guet (voir la vidéo !!)

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Je dois encore franchir un pont de bois pour la photo et j'avoue que depuis mon accident j'ai un peu la trouille...

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Mais nous ne serons pas déçus par cette imprudence, la fôret est d'un vert éclatant et le paysage au bord du lac également.

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Les enfants s’amuseront comme à leur habitude à construire une cabane.  

 

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Nous sommes avertis par les Guardaparque que nous ne pouvons pas y dormir, dommage ! Nous finirons notre corvée de cuisine pour vider le frigo avant la frontière sur le parking un peu plus haut. Mais nous ne perdons pas au change car nous sommes face au volcan.

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Les enfants sont aux anges, ils ont droit à un petit déjeuner royal : œufs au bacon !

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La traversée de la frontière se passera sans problème et le douanier nous laissera une nouvelle fois le lait, le beurre et le miel !!! Il faut dire que nous l’avons attendu ½ h et que pour finir les douaniers sont aller le réveiller !

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Nous irons directement aux thermes de los Pozones où nous passerons l’après-midi à nous détendre dans des bains d’eaux chaudes naturelles (même parfois brulantes !) .

 

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Nous en avions tous besoin ! Nous finirons l’après-midi à Pucon où la route est littéralement jonchée de Genêts flamboyants ! La végétation est exubérante et les prairies sont souvent d’un vert presque fluorescent.

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Le village de Pucon se situe au pied du Volcan Villarica ( 2847 m) d‘où partent de nombreuses ascensions. Ce sera certainement pour un autre voyage... La proximité des deux volcans Lanin et Villarica est vraiment un endroit idéal pour les randonnées de montagne. Hélas, il est couvert de nuages. Nous irons nous renseigner afin de visiter le parc du même nom. Malheureusement il n’est actuellement pas accessible en voiture. Il est seulement réservé à ceux qui se lance à son ascension ! Nous continuerons notre route sur Villarica qui n’a rien du charme de Pucon mais d’où la vue du volcan est aussi spectaculaire.

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Nous aurons même la surprise de voir un jeune marcher sur l’eau….

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Les nuits ne sont pas très paisibles car nous dormons dans les stations COPEC à l’identique des stations YPF en Argentine où on y trouve tout le confort du bon voyageur mais aussi du bon camioneur….

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Nous sommes bien loin de nos bivouacs de rêve…

Notre prochaine destination est désormais Santiago, la capitale via la panaméricaine et son autoroute. A notre grande surprise, la route est toutefois animée de situations cocaces. En effet, on y croise des coqs, des poules, des tracteurs, des vélos, des gens qui attendent à des arrêts de bus, et même des piétons avec des enfants dans les bras… La vitesse est quand même à 110 pour les voitures.

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